WAGONNIER


Le métier de wagonnier est un ancien poste ferroviaire essentiel, aujourd’hui disparu, qui combinait sécurité, manutention et vigilance sur les convois.
Apparu au XIXe siècle, le wagonnier était un cheminot affecté au fourgon de queue d’un train. Sa mission principale était de protéger le convoi par l’arrière, notamment en cas d’arrêt imprévu sur les voiesIl utilisait des signaux visuels et sonores (lanterne, drapeau rouge, pétards) pour avertir les trains suivants et éviter les tamponnements, un risque majeur à l’époque où les systèmes de signalisation étaient rudimentaires .
Compétences et responsabilités
Le métier exigeait une grande vigilance, une bonne condition physique et une connaissance des procédures de sécurité ferroviaire.
Il fallait être capable de réagir rapidement en cas d’incident, tout en assurant la manutention des marchandises et le suivi des wagons
Automatisation et modernisation : Avec l’évolution des technologies ferroviaires et l’automatisation des systèmes de signalisation, le rôle du wagonnier est devenu obsolète.
Fin du métier : La fonction a progressivement disparu dans les années 1950-1960, remplacée par des dispositifs modernes de sécurité et de logistiqueHéritage et mémoire
Mémoire professionnelle :
Bien que méconnu aujourd’hui, le métier de wagonnier reste un symbole de l’époque héroïque du rail, incarnant la rigueur, la vigilance et la passion du transport ferroviaire

Dans les années 1920, sur une ligne secondaire du Massif Central, un wagonnier nommé Jules Pellen, connu pour son sérieux et son amour du rail, était affecté à un convoi mixte transportant voyageurs et marchandises. Ce jour-là, parmi les colis embarqués dans le fourgon de queue, se trouvait une cage contenant un cochon vivant, destiné à un marché local.
Alors que le train s’arrêtait dans une petite gare de campagne, Jules descendit pour vérifier les attelages. À peine avait-il tourné le dos que le cochon, profitant d’une porte mal fermée, s’échappa du wagon et se mit à courir sur les voies, semant la panique parmi les voyageurs et les employés.
Sans perdre son sang-froid, Jules attrapa sa lanterne et son drapeau rouge, et se lança à la poursuite de l’animal. Le cochon, visiblement ravi de sa liberté, zigzaguait entre les rails, obligeant Jules à improviser une manœuvre de signalisation pour stopper le train suivant, qui arrivait à vive allure.
Grâce à son intervention rapide, le train fut arrêté à temps, et après une course épique digne d’un film muet, Jules parvint à rattraper le cochon en le coinçant entre deux traverses. L’animal fut réembarqué, et le train repartit avec quelques minutes de retard… mais une bonne dose de rires et d’applaudissements des passagers.Légende locale
L’histoire fit le tour des gares de la région, et Jules gagna le surnom de “le dompteur de wagons et de cochons”. Elle est encore racontée dans certains cercles ferroviaires comme un exemple de dévouement, d’ingéniosité et d’humour cheminot