VERDURIERE

 verduriere

 caricature

 

   Le métier de verdurier ou verdurie`re à la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle) était un maillon essentiel de la chaîne alimentaire urbaine, notamment dans les grandes villes comme Paris. Voici un aperçu historique de cette profession souvent méconnue :

 

Qu’est-ce qu’un(e) verdurier(e)

 

Contexte à la Belle Époque

 

Approvisionnement et logistique

 

Un métier souvent féminin

 

Statut social et conditions de travail

 

  

 histoire

 

 La verdurière et le melon diplomatique

 

À la fin du XIXe siècle, sur le marché des Halles à Paris, régnait une verdurière nommée Clémence, surnommée « la duchesse du chou-fleur ». Connue pour son verbe haut et ses étals impeccables, elle avait un talent particulier pour vendre ses légumes aux bourgeois comme aux cochers. Mais un jour, elle se retrouva mêlée à une affaire… internationale.

Un matin d’été, un homme élégant, à l’accent indéfinissable, s’approcha de son stand et demanda un melon « d’une qualité exceptionnelle, pour un dîner diplomatique ». Clémence, flairant l’occasion, lui vendit un melon à prix d’or, prétendant qu’il venait « tout droit du jardin secret du président Félix Faure ». L’homme, impressionné, acheta le fruit sans discuter.

Le soir même, le melon fut servi à l’ambassade d’Autriche lors d’un dîner officiel. Mais catastrophe : le melon était fade, presque farineux. L’ambassadeur, vexé, crut à une insulte française. Le lendemain, un article dans Le Petit Journal évoquait « un melon qui faillit déclencher une crise diplomatique ».

Clémence, convoquée par la police, déclara sans sourciller :

« J’ai dit qu’il venait du jardin du président, pas qu’il était bon. Même les présidents ont des ratés. »

L’affaire fit grand bruit, mais Clémence devint une célébrité locale. On venait de tout Paris pour acheter ses légumes, espérant croiser « la femme qui avait presque déclenché une guerre avec un melon ».

 

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