VENDEUR  DE  MEULES  D'AFFUTAGE

vendeur meules 

 caricature

 

Le métier de vendeur de meules d’affûtage

 

Transport et logistique

 

Une figure entre tradition et modernité

 

À la Belle Époque, ce métier était à la croisée des mondes : il conservait les traditions rurales tout en s’adaptant aux nouvelles logiques industrielles. Le vendeur de meules d’affûtage était un passeur de savoir-faire, un témoin de l’évolution des techniques et des usages.

   

 histoire

 

 Le duel des lames à Montluçon

 

En 1902, dans la petite ville de Montluçon, un vendeur de meules nommé Anatole "le Grincheux" faisait sa tournée hebdomadaire. Connu pour son caractère bougon mais son affûtage impeccable, il avait une clientèle fidèle parmi les bouchers, couteliers et même les coiffeurs du coin.

Un jour, un jeune concurrent venu de Moulins, prénommé Léon, débarqua avec une meule flambant neuve et un sourire enjôleur. Il promettait un affûtage "plus tranchant que la langue d’une belle-mère". Anatole, outré, lança un défi : un duel d’affûtage sur la place publique.

Le défi était simple : deux couteaux émoussés, deux meules, et un jury composé de trois bouchers locaux. Celui dont le couteau trancherait une botte de carottes sans effort serait déclaré vainqueur.

La foule se pressa autour des deux hommes. Anatole, avec sa vieille meule en pierre de Crouzille, affûta avec la précision d’un horloger. Léon, avec sa meule moderne en corindon, affûtait à toute vitesse, sûr de lui.

Quand vint le moment de trancher… Anatole coupa les carottes comme du beurre. Léon, lui, fit une belle entaille… dans la table.

Le public éclata de rire, et Léon, rouge comme un steak saignant, repartit bredouille. Anatole, triomphant, offrit un affûtage gratuit à tous les spectateurs ce jour-là. Depuis, on disait à Montluçon : "Si tu veux que ça coupe, va voir le Grincheux."

 

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