TONDEUR  DE  MOUTONS

 tondeur

 outils

 caricature

 

  Origines et évolution du métier

 

À la Belle Époque (vers 1870–1914)

 

 

 histoire

 

  Le mouton du scandale à Saint-Flour

 

En 1907, dans les hauteurs du Cantal, le village de Saint-Flour vivait au rythme des saisons et des bêlements. Le tondeur vedette du coin s’appelait Gaspard Louvet, un homme à la moustache impeccable, connu pour sa technique de tonte "à la parisienne" rapide, élégante, et toujours avec un petit coup de peigne final.

Mais Gaspard avait un secret : il utilisait une lotion maison, à base de lavande, vinaigre et eau-de-vie, qu’il appliquait sur les moutons après la tonte. Il jurait que cela rendait la laine plus douce et plus parfumée, ce qui plaisait énormément aux négociants de Lyon.

Un jour, un inspecteur des douanes, venu enquêter sur une mystérieuse hausse des prix de la laine cantalienne, découvrit que Gaspard ajoutait aussi… de la poudre d’alun, interdite à l’époque dans les soins animaliers. Le scandale éclata : les journaux titrèrent "Le mouton parfumé du Cantal : fraude ou génie

Mais au lieu d’être banni, Gaspard devint une célébrité. Les dames de la haute société se mirent à commander des pelotes de "laine Louvet", et même Coco Chanel aurait fait livrer un échantillon pour ses premiers chapeaux.

Gaspard, grisé par le succès, ouvrit un salon de tonte à Vichy, où l’on venait admirer ses gestes et respirer ses moutons fraîchement rasés. On disait que les brebis y ressortaient plus coquettes que les clientes du Grand Café.

 

   accueil       alphabet      metier