TIREUSE  DE  CARTES

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 À la Belle Époque (fin du XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale), le métier de tireuse de cartes en France s’inscrivait dans un contexte culturel riche, mêlant ésotérisme, fascination pour le mystère, et quête de sens dans une société en pleine mutation. Voici un aperçu de son histoire et de son rôle à cette époque :

 

Contexte historique et culturel

 

Représentation dans l’art et la littérature

 

 

 histoire

 

 La Tireuse et le Ministre : scandale sous les dorures

 

Paris, 1907 Quartier de Montmartre

Dans une arrière-salle feutrée d’un salon de thé, entre tentures orientales et effluves de patchouli, officiait Madame Zora, tireuse de cartes réputée pour ses prédictions troublantes. On disait qu’elle avait prédit la chute de plusieurs fortunes, la mort d’un comte, et même la liaison secrète entre une duchesse et un célèbre ténor.

Mais ce qui fit trembler les salons parisiens fut sa relation avec un ministre de la République, connu pour ses ambitions présidentielles. Ce dernier, superstitieux et anxieux, venait consulter Zora chaque semaine, sous un faux nom. Elle lui tirait les cartes, mais aussi les vers du nez.

 

 

Le scandale

Un jour, Zora confia à une amie journaliste qu’elle détenait des lettres compromettantes, où le ministre évoquait des décisions politiques influencées par ses lectures de tarot. L’amie, flairant le scoop, publia un article anonyme dans Le Matin, titré : “La République guidée par les arcanes ?”Le ministre fut forcé de démissionner. Zora, elle, disparut mystérieusement pendant quelques mois… avant de réapparaître à Nice, sous le nom de Madame Sybille, où elle ouvrit un nouveau salon, fréquenté cette fois par des artistes et des diplomates.

 

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