TEINTURIER

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 Le métier de teinturier à la Belle Époque

 

Contexte historique

Transition vers les colorants chimiques

 

Organisation du métier

 

 

 histoire

 

 Le scandale du bleu de Lyon : une teinture qui tâche plus que les robes

 

Dans les années 1890, à Lyon haut lieu de la soie et de la teinture un certain Armand Delorme, maître teinturier réputé pour ses bleus profonds et ses rouges éclatants, faisait fortune en fournissant les maisons de couture parisiennes. Mais derrière ses cuves de couleur se cachait une arnaque bien ficelée.

 

Le secret de sa fortune  , une teinture frauduleuse.

 

Delorme avait mis au point un procédé chimique accéléré, utilisant des sels métalliques interdits, qui donnaient aux tissus une couleur éclatante… mais qui s’estompait au bout de quelques semaines. Les robes vendues à prix d’or perdaient leur éclat, et les clientes souvent des bourgeoises en quête de distinction se retrouvaient avec des tenues ternes et tachées.

 

Le scandale éclate lors d’un bal mondain.

 

Lors d’un bal organisé par la comtesse de Mirabeau, plusieurs invitées portaient des robes teintées par Delorme. Sous la chaleur et les lumières, les couleurs commencèrent à couler… littéralement. Une robe bleu nuit vira au vert marécageux, une autre au rouge carmin devint rose saumon. L’humiliation fut telle que certaines invitées quittèrent le bal en larmes.

 

La chute du teinturier.

 

Une enquête fut ouverte, et Delorme fut condamné pour usage de produits toxiques et tromperie commerciale. Son atelier fut fermé, et ses concurrents ravis récupérèrent sa clientèle. On raconte que l’un d’eux, pour se moquer, lança une ligne de robes baptisée "Les Décolorées".

 

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