SCENARISTE

 scenariste

 caricature

 

Le métier de scénariste en France à la Belle Époque (1890–1914)

 

La Belle Époque, période d'effervescence culturelle et technologique en France, marque les débuts du cinéma… mais pas encore du métier de scénariste tel qu’on le connaît aujourd’hui. Voici un aperçu de cette époque fascinante et de la naissance du récit cinématographique :

 

Ÿ Contexte culturel et artistique

 

Le scénariste : un métier en gestation

 

Premiers scénarios et pionniers

 

Héritage et évolution

 

 

  histoire

 

  Le coup de plume de Maxime Delorme, scénariste sulfureux du Paris de 1907

 

Maxime Delorme, scénariste méconnu mais redoutablement rusé, travaillait pour les studios Pathé à Joinville-le-Pont. À l’époque, le cinéma était encore muet, mais les scénarios étaient tout sauf silencieux dans les coulisses. Delorme avait une spécialité : écrire des scénarios inspirés de faits divers croustillants, souvent tirés des pages scandaleuses du Petit Journal.

Un jour, il rédigea un scénario intitulé La Comtesse Déshonorée, inspiré d’un véritable adultère impliquant une aristocrate parisienne et un jeune peintre bohème. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que la comtesse en question reconnaîtrait sa propre histoire à l’écran… et qu’elle était la cousine d’un actionnaire influent de Pathé.

ߒ¥ Résultat : scandale dans les salons, menaces de procès, et une tentative de censure. Mais Delorme, malin comme un singe de Montmartre, prétendit que le scénario était une pure invention, et fit publier une lettre ouverte dans Le Figaro défendant la liberté artistique. L’affaire fit grand bruit, et le film fut finalement diffusé… sous un autre titre : L’Amour et le Blâme.

Et devine quoi ? Ce fut un succès retentissant. Delorme gagna en notoriété, mais aussi en ennemis. Il continua à écrire sous pseudonyme, et certains disent qu’il aurait inspiré le personnage du scénariste cynique dans Les Vampires de Louis Feuillade.

 

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