SCAPHANDRIER



Le métier de scaphandrier à la Belle Époque en France : une plongée dans l’histoire
À la Belle Époque (environ 1870–1914), le métier de scaphandrier en France était à la fois fascinant, dangereux et emblématique des progrès techniques de l’époque. Voici un aperçu de son évolution et de son rôle durant cette période :
Le mot scaphandre fut inventé en 1765 par Jean-Baptiste de La Chapelle, qui présenta un costume de flottaison à l’Académie Royale des Sciences.
Les scaphandres à casque, dits pieds-lourds, furent développés à la fin du XVIIIe siècle et perfectionnés au XIXe siècle. Ils permettaient aux plongeurs de marcher sur le fond marin tout en recevant de l’air depuis la surface via un tuyau.
En France, des modèles comme le Rouquayrol-Denayrouze (1864) furent pionniers dans l’usage de l’air comprimé, marquant une avancée majeure.
Les scaphandriers étaient employés pour :
Poser des câbles sous-marins
Réparer les coques de navires
Participer à des opérations de sauvetage
Explorer des épaves ou effectuer des travaux portuaires
Leur équipement lourd et encombrant les rendait dépendants d’une équipe en surface, mais leur travail était essentiel pour le développement maritime et industriel.
À la Belle Époque, le scaphandrier était perçu comme un aventurier moderne, mêlant bravoure et technique.
Des illustrations et récits populaires en faisaient une figure presque mythique, notamment dans les ports comme Marseille, Brest ou Le Havre.

Le Scaphandrier et le Trésor de la Seine
En 1905, à Paris, un scaphandrier nommé Émile "le Poulpe" Dufresne travaillait pour les Ponts et Chaussées. Officiellement, il inspectait les piles du pont Alexandre III. Officieusement… il menait une opération bien plus sulfureuse.
Selon les rumeurs de l’époque, Émile avait été engagé en secret par un riche collectionneur pour retrouver une malle tombée dans la Seine lors d’un transport discret entre deux antiquaires. Cette malle aurait contenu des bijoux ayant appartenu à une ancienne maîtresse du roi Louis-Philippe — rien que ça.
Émile, équipé de son scaphandre en cuivre rutilant, descendit dans les eaux sombres de la Seine, au cœur de la nuit, sous prétexte de "vérifications techniques". Ce qu’il trouva fut bien plus que des algues et des carcasses de vélos : la malle était là, coincée entre deux blocs de pierre.
Mais voilà le twist croustillant : en remontant la malle, il fut intercepté par un autre scaphandrier — son propre frère, Henri, engagé par un rival du collectionneur. Les deux hommes, en scaphandres, se battirent sous l’eau dans une scène digne d’un opéra sous-marin. Finalement, Émile réussit à remonter le trésor… mais au lieu de le remettre à son commanditaire, il disparut avec la malle et s’enfuit à Marseille, où il ouvrit un cabaret nommé "Le Trident".