ROUTIER

 routier

 caricature

 

 œ Le métier de routier en France à la Belle Époque (1890–1914)

 

À la Belle Époque, le métier de routier tel qu’on le connaît aujourd’hui n’existait pas encore dans sa forme moderne. Le transport routier était en pleine mutation, mais dominé par des moyens encore rudimentaires. Voici un aperçu de cette période fascinante :

 

Contexte technologique et économique

 

Métier en gestation

 

Une époque de transition

 

La Belle Époque est donc une période charnière : le métier de routier n’est pas encore pleinement né, mais les bases sont posées. Les innovations techniques, la croissance économique et les besoins logistiques vont bientôt faire émerger une nouvelle figure professionnelle celle du routier moderne qui prendra son essor après la Première Guerre mondiale.

  

Dans les années 1910, un jeune routier nommé Gaston Delorme, originaire de Bordeaux, était chargé de transporter des barriques de vin vers Paris pour une grande exposition gastronomique. Il conduisait un Berliet CBA, un camion robuste mais capricieux, sur les routes cahoteuses du centre de la France.

Alors qu’il faisait une halte dans un petit village de l’Allier, Gaston s’absenta pour réparer une fuite d’huile. À son retour… plus de barriques ! Panique. Il interrogea les villageois, mais personne n’avait rien vu ou du moins, personne ne voulait parler.

Mais Gaston, malin comme un singe, se souvint d’un détail : son camion avait une particularité sonore un cliquetis métallique unique dû à une pièce mal fixée. Il se mit à l’écoute dans les ruelles… et bingo ! Il entendit le bruit caractéristique dans une grange à l’écart.

Il entra, et trouva un autre camion, volé quelques jours plus tôt, chargé de ses barriques. Les voleurs avaient tenté de transvaser le vin, mais leur propre véhicule était tombé en panne… ironie du sort. Gaston alerta la gendarmerie, récupéra son précieux chargement, et devint une légende locale.

 

Épilogue

 

Gaston fut décoré par la Chambre de Commerce de Bordeaux pour sa bravoure et son flair. On raconte qu’il reçut, en plus, une barrique rien que pour lui, qu’il partagea avec les mécanos du dépôt. Et son camion ? Il continua de faire ce bruit étrange… devenu sa signature sonore.

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