RABOUILLEUR



Le métier de rabouilleur en France à la Belle Époque est une figure assez obscure et peu documentée dans les sources historiques classiques. Le terme "rabouilleur" n’apparaît pas dans les professions officielles de l’époque, mais il semble désigner un personnage marginal ou informel, souvent associé à des activités de fortune ou de médiation dans des milieux populaires.
Le mot "rabouilleur" pourrait dériver du verbe "rabouiller", qui signifie en vieux français "troubler l’eau pour attraper les poissons". Par extension, un rabouilleur serait :
Un braconnier de rivière, qui trouble l’eau pour attraper du poisson sans filet ni permis.
Un petit trafiquant ou intermédiaire dans des affaires louches ou informelles.
Un personnage rusé, parfois vu comme un "débrouillard" dans les quartiers populaires.
Contexte de la Belle Époque (1890–1914)
La Belle Époque est une période de croissance économique, de progrès technique et de rayonnement culturel en France, mais aussi de fortes inégalités sociales . Dans ce contexte :
Les métiers informels prolifèrent dans les villes, notamment à Paris.
Les classes populaires inventent des moyens de subsistance en marge des circuits officiels.
Le rabouilleur pourrait être un symbole de cette économie parallèle, vivant de petits coups, de combines, ou de services rendus dans les faubourgs.
Le rabouilleur n’est pas une profession reconnue, donc rarement mentionné dans les archives.
Il appartient à une culture orale et populaire, souvent ignorée par les historiens classiques.
Il pourrait aussi être une figure littéraire ou argotique, utilisée dans les romans ou les chansons de l’époque pour incarner le petit malin ou le filou.

Une histoire croustillante : le rabouilleur et le préfet
Dans les années 1900, du côté de la Loire, un rabouilleur du nom de Léon "le chat" était célèbre pour sa capacité à attraper des truites à mains nues, même dans les rivières surveillées. Un jour, alors qu’il s’adonnait à son art dans une zone interdite, il fut surpris par le préfet en personne, venu inspecter les berges. Léon, sans se démonter, tendit une truite encore frétillante au préfet et lança :
« M’sieur le Préfet, vous avez l’air affamé. Goûtez donc la Loire ! »
Le préfet, amusé et séduit par la fraîcheur du poisson, repartit avec son butin… et Léon échappa à l’amende. L’histoire fit le tour des cafés du village, et Léon devint une légende locale, surnommé "le fournisseur officiel du préfet".