PSYCHIATRE

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 Le cas du "Docteur Charcot et la Dame aux convulsions"

 

Contexte

 

À la Salpêtrière, célèbre hôpital parisien, le neurologue Jean-Martin Charcot (considéré comme l’un des pères de la psychiatrie moderne) menait des démonstrations publiques de ses traitements sur des patientes atteintes d’hystérie. Ces séances, ouvertes à des foules de médecins, journalistes et curieux, ressemblaient parfois à des spectacles.

 

La patiente vedette : Blanche Wittman

 

Blanche Wittman, surnommée "la reine des hystériques", était l’une des patientes les plus célèbres de Charcot. Elle présentait des crises spectaculaires : convulsions, paralysies, hallucinations… Lors des démonstrations, elle tombait en transe sous hypnose, sous les yeux ébahis du public.

Mais certains murmuraient que tout cela était… un peu trop théâtral.

 

Le scandale

 

Des rumeurs commencèrent à circuler : Blanche aurait été "formée" à simuler ses crises pour impressionner les visiteurs. Certains médecins étrangers, sceptiques, accusèrent Charcot de manipuler ses patientes pour asseoir sa réputation. D’autres insinuèrent que Blanche recevait des faveurs en échange de sa "performance".

Charcot, pourtant respecté, fut critiqué pour avoir transformé la psychiatrie en spectacle. L’affaire fit les choux gras des journaux parisiens, qui adoraient mêler science et scandale.

 

Épilogue étrange

 

Après la mort de Charcot, Blanche fut transférée à l’Institut Curie… où elle travailla comme assistante en radiologie. Ironie du sort : elle développa une nécrose des bras due à l’exposition aux rayons X, et dut être amputée. Elle termina sa vie sans bras, mais avec une mémoire vive de ses années de gloire… et de convulsions. 

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