PRENEUR  DE  SON

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Le métier de preneur de son à la Belle Époque en France : une genèse technique et artistique

 

La Belle Époque (environ 1890–1914) est une période de grande effervescence culturelle et technologique en France. Pourtant, le métier de preneur de son tel qu'on le connaît aujourd'hui n'existait pas encore sous cette appellation. Voici un aperçu de son émergence dans le contexte de cette époque fascinante :

 

Les débuts de l'enregistrement sonore

 

Techniques et innovations

 

Le métier de preneur de son n’existait pas encore comme profession autonome à la Belle Époque. Ce rôle était intégré dans les fonctions des ingénieurs ou techniciens qui manipulaient les dispositifs mécaniques d’enregistrement. Ce n’est qu’avec l’arrivée du microphone et de l’enregistrement électrique dans les années 1920 que le métier s’est structuré.

 

  histoire

 

 Le scandale du phonographe indiscret – Paris, 1903

 

En 1903, un certain Gustave Lenoir, ingénieur passionné par les inventions d’Edison, se faisait appeler « acousticien ambulant ». Il parcourait les salons parisiens avec son phonographe à cylindre, proposant d’enregistrer les voix des aristocrates et des artistes pour la postérité. Mais Gustave avait une idée plus… piquante.

Un soir, lors d’un bal masqué au Moulin Rouge, il réussit à installer discrètement son appareil derrière un rideau, espérant capter les conversations sulfureuses de l’élite parisienne. Ce qu’il enregistra dépassa ses espérances : des murmures galants, des révélations compromettantes, et même une dispute entre deux comtesses jalouses d’un même poète.

Pensant faire fortune, Gustave tenta de vendre les enregistrements sous le manteau, les présentant comme des « fragments de vérité sonore ». Mais l’affaire éclata quand une voix reconnaissable fut identifiée comme celle du ministre de l’Instruction publique, en train de déclamer un poème érotique à une danseuse.

Résultat : Gustave fut arrêté pour atteinte à la vie privée, son phonographe confisqué, et les cylindres détruits. Mais la presse s’empara de l’affaire, et pendant des semaines, les journaux titrèrent : « Le son, nouvelle arme du scandale ! »

 

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