PORCHER


Le métier de porcher à la Belle Époque en France : un aperçu historique
Le métier de porcher, bien que souvent relégué aux marges de l’histoire sociale, était essentiel dans les sociétés rurales françaises, y compris durant la Belle Époque (environ 1870–1914). Voici un panorama de ce métier à cette époque :
Définition : Le porcher est celui qui garde les pourceaux (porcs), souvent dans des pâturages communaux ou bois proches du village.
Tâches quotidiennes :
Surveillance du troupeau
Nourrissage (souvent avec des restes alimentaires ou des produits agricoles)
Nettoyage des porcheries
Soins de base aux animaux
Mobilité : Le porcher pouvait accompagner les porcs dans les bois ou les champs, parfois sur de longues distances, pour les faire paître.
Position sociale : Métier modeste, souvent exercé par des jeunes garçons ou des hommes sans terre. Il était parfois vu comme un travail temporaire ou d’appoint.
Rémunération : Faible, souvent en nature (logement, nourriture) ou en monnaie modeste.
Modernisation lente : Alors que d'autres métiers agricoles se mécanisaient, le métier de porcher restait traditionnel.
Déclin progressif : Avec l’urbanisation, la concentration des élevages et l’apparition des abattoirs industriels, le rôle du porcher indépendant a commencé à disparaître.
Corporations et registres : Le métier était rarement organisé en corporation, mais on retrouve des traces dans les registres paroissiaux et les recensements.
Le nom de famille Porcher ou ses variantes (Porcheron, Pourchier) provient directement de ce métier, témoignant de son ancienneté et de sa présence dans la société française.
Vie rurale : Le porcher vivait généralement dans les campagnes, au sein de communautés agricoles où l’élevage porcin était une ressource précieuse.

Le Porcher et le Cochon Voleur de Dentelles
Dans les années 1890, dans un petit village du Limousin, vivait un porcher nommé Anatole. Il était réputé pour son habileté à dresser ses cochons comme des chiens de berger. Mais Anatole avait un cochon pas comme les autres : Baptiste, un énorme verrat au flair redoutable… pour les dentelles.
Un jour, alors que les dames du village étendaient leur linge sur les haies pour le faire sécher, Baptiste s’échappa de son enclos et se mit à chaparder les dessous féminins, les traînant dans la boue comme des trophées. Culottes, jupons, corsets… rien n’échappait à son appétit textile.
Le scandale fut tel que le curé du village menaça d’excommunier Anatole si le cochon n’était pas "réformé". Anatole, rusé, dressa Baptiste à rapporter les dentelles volées comme un chien rapporterait un bâton. Il en fit même une attraction locale : chaque dimanche, après la messe, Baptiste faisait une démonstration de "récupération de lingerie", sous les rires des villageois.
La presse régionale s’empara de l’affaire, et Anatole fut invité à Paris pour présenter Baptiste à l’Exposition Universelle de 1900. Le cochon fit sensation, et Anatole revint au pays avec une médaille… et une proposition de mariage d’une couturière parisienne fascinée par son flair porcin.