OUVREUSE  DE  CINEMA

 ouvreuse

 caricature

 

  Le métier d’ouvreuse de cinéma en France à la Belle Époque :

 

naissance d’un rôle discret mais emblématique

À la Belle Époque (environ 1895–1914), le cinéma est encore un art naissant, et les salles commencent à se structurer en lieux de spectacle à part entière. Le métier d’ouvreuse, bien que peu documenté à ses débuts, émerge avec l’essor des cinémas fixes et devient rapidement une figure familière du décor cinématographique.

 

Premiers pas dans les salles obscures

 

Confiseries et pourboires

 

Une figure oubliée mais symbolique

 

 

 histoire

 

  L’ouvreuse et les bonbons volés

 

Dans les années 1970 à Blois, Ghislaine Courtel exerçait le métier d’ouvreuse dans plusieurs cinémas, dont le Capitole, une salle somptueuse aux rideaux de velours rouge. Son rôle ne se limitait pas à placer les spectateurs : elle préparait sa corbeille pour l’entracte, vendait des bonbons, de la réglisse, puis plus tard des glaces. Mais ce qu’elle adorait par-dessus tout, c’était la vente au milieu des rangs, quand les spectateurs se passaient les commandes comme dans une pièce de théâtre improvisée.

Un jour, lors d’une séance pour enfants toujours un “spectacle dans le spectacle” elle se rend compte que sa panière pleine à craquer est dévalisée en quelques minutes. Elle court se ravitailler, mais à son retour, elle découvre que des enfants avaient subtilisé quelques friandises pendant qu’elle était partie. Plutôt que de se fâcher, elle rit de bon cœur, les enfants lui offrant en échange des dessins et des mots doux griffonnés sur des tickets de cinéma. Elle garde ces souvenirs comme des trésors, preuve que même les petites incartades peuvent devenir des anecdotes savoureuses.

Ce métier, payé au pourboire et au pourcentage sur les ventes, était bien plus qu’un simple job : c’était une expérience sociale, théâtrale et humaine, où l’ouvreuse devenait presque une actrice secondaire du film projeté.

 

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