OSTREICULTEUR

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  Le métier d’ostréiculteur en France à la Belle Époque :

 

entre tradition maritime et innovation impériale

À la Belle Époque (environ 1870–1914), l’ostréiculture française connaît une transformation majeure. Ce métier, longtemps artisanal et dépendant des gisements naturels, devient progressivement une activité structurée grâce à des avancées scientifiques, des réglementations impériales et une demande croissante des classes aisées.

 

Origines et pratiques traditionnelles

 

Révolution scientifique et captage

 

  Statut social et reconnaissance

 

 

 histoire

 

L’affaire des huîtres aphrodisiaques de l’île de Ré (1907)

 

Contexte :

 

À la Belle Époque, les huîtres sont un mets prisé dans les salons parisiens. Elles symbolisent le luxe, la sensualité et la modernité gastronomique. Les ostréiculteurs de l’Atlantique, notamment ceux de l’île de Ré, rivalisent d’ingéniosité pour séduire les grands restaurateurs et les bourgeois de la capitale.

 

L’histoire :

 

En 1907, un ostréiculteur audacieux du nom de Baptiste Lemoine, installé à Ars-en-Ré, prétend avoir mis au point une méthode de culture qui rend ses huîtres… aphrodisiaques. Il affirme qu’en les nourrissant avec une infusion d’algues spécifiques et en les exposant à des cycles lunaires précis, ses huîtres provoquent un “réveil des sens” chez ceux qui les consomment.

 

Le scandale :

 

Un célèbre cabaret parisien, Le Chat Doré, commence à servir ces huîtres lors de ses soirées “galantes”. Rapidement, la rumeur enfle : des messieurs d’un certain âge retrouvent une vigueur étonnante, et les dames parlent d’un “frisson marin” après dégustation. Les ventes explosent.Mais un médecin hygiéniste, outré par cette “fraude pseudo-scientifique”, demande une enquête. Les huîtres sont analysées… et il s’avère qu’elles sont tout à fait normales. Baptiste Lemoine est accusé de publicité mensongère, mais il se défend en disant que “le désir est dans l’esprit, pas dans la coquille.”

 

† L’épilogue :

 

Lemoine est condamné à une amende symbolique, mais son nom reste associé à l’idée d’huîtres sensuelles. Et ses ventes ; Elles doublent l’année suivante. Il devient une légende locale, surnommé “le Casanova des marais salants.”

 

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