MARCHANDE  DE  PLAISIRS

 marchande

 caricature

 

 Une douce plongée dans le passé gourmand de la Belle Époque !

 

Le métier de marchande ambulante de plaisirs ou de pâtisseries était un véritable spectacle de rue dans la France de la Belle Époque (fin XIXe - début XXe siècle). Ces femmes, souvent modestes, arpentaient les rues avec leurs paniers ou charrettes, vendant des douceurs aux passants, surtout aux enfants et aux domestiques.

 

Le décor urbain

 

Les “plaisirs” ou “oublies”

 

Une tradition ancienne

 

Ce métier, à la croisée du commerce, du folklore et de la gourmandise, incarne une époque où la rue était un théâtre vivant et les plaisirs sucrés, une échappée joyeuse du quotidien.

  

 histoire

 

 Dans les rues animées de Paris vers 1900, une marchande ambulante surnommée "Mimi la Meringue" faisait tourner les têtes et saliver les passants. Avec sa charrette décorée de rubans et de clochettes, elle vendait des douceurs appelées plaisirs : des oublies, des gaufres, des pralines et des beignets enfilés sur des bâtons, tout juste sortis de son petit four portatif. Mais Mimi ne se contentait pas de vendre des sucreries… elle vendait aussi des sourires, des clins d’œil et des sous-entendus.

 

Chaque soir, on l’entendait chanter :

 

« Voilà les plaisirs, mesdames ! Voilà les plaisirs ! Ils brûlent, ils fondent, ils font rougir les joues

Les enfants accouraient pour ses gâteaux, les bonnes pour ses potins, et les messieurs… pour ses charmes discrets. Mimi avait l’art de glisser dans ses douceurs des messages coquins, parfois même des petits billets parfumés. On disait qu’un sénateur y aurait trouvé une invitation à un bal masqué très privé, organisé dans une arrière-salle de Montparnasse.

Contexte historique : Les marchandes de plaisirs étaient des figures populaires, souvent présentes dans les parcs et jardins à l’heure des promenades. Le terme plaisirs désignait à l’origine des oublies, des gâteaux si légers qu’on les « oubliait » après les avoir mangés. Mais à la Belle Époque, le mot prenait parfois un sens plus suggestif, surtout quand la marchande savait jouer de son charme et de sa voix chantante

 

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