MARCHANDE  DE  CAFE

 marchande

 caricature

 carte

 

   À la Belle Époque (fin XIX – début XX siècle), le métier de marchande de café noir en France s’inscrivait dans un contexte social et culturel très particulier, où les cafés étaient bien plus que de simples lieux de consommation.

 

œ Contexte historique du café à la Belle Époque

 

Le rôle des marchandes de café noir

 

Une figure sociale et culturelle

 

  

 histoire

 

  La scène : Chaque matin, avant même que le soleil ne darde ses rayons sur les pavés humides des Halles, Léonie installait son petit stand fumant. Son café, préparé dans une grande marmite en étain, exhalait des arômes puissants qui attiraient portefaix, camelots et même journalistes à la recherche de nouvelles fraîches.

ƒ Mais voilà le croustillant : Léonie avait pris l’habitude de glisser, dans certaines tasses destinées aux jeunes inspecteurs de police ou aux fonctionnaires bien placés, quelques gouttes de cognac — discrètement, bien sûr. Résultat : elle obtenait des informations avant tout le monde. Marchandages, descentes prévues contre les contrebandiers, voire horaires exacts des livraisons de luxe aux grands magasins... Elle utilisait ces infos pour aiguiller ses clients vers les meilleures affaires ou pour saboter les stands de ses concurrentes.

Et une fois, elle a même sauvé un jeune livreur accusé à tort de vol, grâce à une info glanée en douce sur les horaires d’un vigile. Elle en est sortie triomphante, acclamée par les habitués de son coin, tandis que le journal Le Petit Parisien publiait un article à demi-mot : « Le café de la vérité ».

 

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