MARCHAND  DE  LACETS

 marchand

 caricature

 carte

 

 Le métier de marchand de lacets à la Belle Époque en France était un petit métier emblématique des rues animées, souvent exercé par des enfants ou des gagne-petit qui arpentaient les trottoirs avec leurs boîtes de lacets multicolores. Voici un aperçu de cette activité méconnue mais révélatrice d’une époque :

 

Contexte historique

 

L’industrie du lacet

 

Héritage et mémoire

   

 histoire

 

  L’affaire du lacet diplomatique

 

Vers 1903, dans le quartier des Batignolles, un certain Émile Papotin, marchand de lacets comme son père avant lui, tenait un petit étal près de la gare. On le surnommait “le Tisseur de liens” non pas pour ses talents commerciaux, mais parce qu'il se mêlait de tout : ragots, disputes, débats politiques… jusqu’à devenir malgré lui intermédiaire entre les gens du quartier. Un jour, il vendit à un jeune homme élégant un lacet en soie fine, prétendument “italien” mais en réalité tissé à Saint-Étienne. Ce lacet se rompit lors d’un bal à l’ambassade d’Italie, déclenchant une querelle absurde entre l’élégant, l’ambassadeur, et Papotin lui-même qui fut convoqué… au ministère !

œ Papotin, malin comme un singe, transforma cette bourde en gloire. Il créa les “Lacets Diplomatiques” garantis incassables et tissés avec “neutralité internationale”. Ils devinrent la coqueluche des dandys, et il ouvrit même une boutique sur le boulevard Haussmann. Tout ça pour un bout de ficelle mal cousu.

 

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