LIVREUR DE PAIN DE GLACE


Un métier oublié mais essentiel à la Belle Époque !
Le livreur de pain de glace était un acteur clé du quotidien avant l’arrivée des réfrigérateurs. Voici un aperçu de son histoire en France à la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle) :
Le commerce de la glace naturelle s’est développé au XIXe siècle, notamment grâce à l’importation depuis la Norvège et la Suisse.
À Paris, dès les années 1870, la glace était exploitée dans les glaciers alpins et acheminée par train ou bateau.
Elle était stockée dans des glacières isolées avec de la sciure pour limiter la fonte.
Les pains de glace étaient livrés quotidiennement aux particuliers, commerçants (bouchers, poissonniers, limonadiers) et hôpitaux.
Les livreurs utilisaient des voitures à bras, des charrettes tirées par des chevaux, puis des véhicules motorisés ou électriques dans les années 1930.
Chaque Un métier physique et discret
Le livreur devait manipuler des blocs lourds, souvent dans des escaliers étroits ou des cours d’immeubles.
Il travaillait tôt le matin pour que la glace soit disponible avant les heures chaudes.
Certains le surnommaient le “Sisyphe moderne” pour son effort quotidien et répétitif.
L’apparition des réfrigérateurs dans les années 1950 a progressivement rendu ce métier obsolète.
Les dernières livraisons urbaines ont eu lieu vers 1960, et les usines de glace ont fermé dans les années 1990.
Ce métier, aujourd’hui disparu, incarne une époque où la fraîcheur était un luxe logistique

Henri, livreur de pain de glace robuste et rieur, assurait chaque matin la livraison chez Le Chat Rouge, cabaret montmartrois aussi célèbre pour son absinthe que pour ses numéros coquins. Un jour de canicule, alors qu’il descend les blocs dans la cave à spectacles, il remarque une agitation inhabituelle parmi les danseuses.
Le refroidisseur à absinthe ne fonctionne plus, les bouteilles sont tièdes… et la star du spectacle, Mimi la Foudre, refuse de monter sur scène sans son verre givré.
Henri, voyant la panique, improvise : il creuse un trou dans l’un des blocs, y glisse une bouteille, et la fait tourner dans la glace pendant dix minutes avec une élégance inattendue. Mimi reçoit son verre rafraîchi, monte sur scène… et lui lance un clin d’œil suivi de cette réplique mythique :
« Tu livres la glace, mais tu fais fondre les dames ! »
Le public rit, la direction applaudit, et Henri devient “glacier attitré du cabaret”, avec même son nom inscrit en bas du menu : Boisson glacée garantie par Henri le Frigorifique