LICIER

 licier

 caricature

 

   Le métier de licier à la Belle Époque en France : un art textile raffiné

 

À la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle), le métier de licier (ou lissier) était un artisanat d’élite, profondément enraciné dans la tradition française de la tapisserie. Voici un aperçu de son histoire et de son rôle à cette époque :

 

Définition et rôle du licier

 

Les grandes manufactures

 

Formation et reconnaissance

 

Technique de haute lice

 

 

  histoire

 

  Le licier et le fil d’oubli – Aubusson, 1904

 

Dans les ateliers feutrés de la manufacture d’Aubusson, haut lieu de la tapisserie française, travaillait Théodore, un licier au doigté remarquable mais à la mémoire… légèrement volatile. Si ses doigts tissaient des merveilles, sa tête, elle, avait tendance à mélanger les motifs et les commandes.

Un jour, alors qu’il devait reproduire une scène mythologique Les amours de Vénus et Mars pour un riche mécène parisien, Théodore confond les cartons et entame joyeusement la tapisserie en intégrant… une poule, un parapluie, et même un vélocipède dans la composition divine.

Le contremaître s’étrangle en découvrant l’œuvre :

« Vénus en robe de marché, Mars à vélo… Mais qu’est-ce que c’est que ce carnaval mythologique »

Théodore, impassible, répond :

« C’est une réinterprétation moderne, monsieur. On appelle ça du style "évolutif". »

Le mécène, d’abord furieux, vient en personne. Mais en voyant la scène burlesque, il éclate de rire, et décide non seulement de l’acheter, mais de lancer une série de tapisseries "anachroniques", qui feront fureur dans les salons excentriques parisiens.

Théodore devient alors le premier licier burlesque d’Aubusson, reconnu pour son audace et son imagination. On retrouve encore aujourd’hui ses œuvres dans des collections privées, où Vénus chevauche une trottinette, et Mars déguste un éclair au chocolat sous un olivier.

 

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