LECTEUR  PUBLIC

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 caricature

 

   Le métier de lecteur public à la Belle Époque en France : une immersion historique

 

Le métier de lecteur public, bien que peu institutionnalisé, s’inscrit dans un contexte culturel en pleine effervescence à la Belle Époque (environ 1870–1914). Voici un aperçu de son évolution et de son rôle dans la société française :

 

Contexte culturel et social

 

Institutionnalisation et déclin

 

 

  histoire

 

  Dans le tumulte du marché Saint-Martin, un certain Aristide, lecteur à voix d’or et look de professeur distrait, venait chaque jeudi lire les nouvelles aux marchandes de fruits, aux bouchers et même aux enfants curieux. Il avait un talent rare : savoir rendre palpitant l’annonce d’un remaniement ministériel ou faire vibrer l’assistance avec les résultats d’une course hippique.

Mais Aristide avait une petite faiblesse : le feuilleton du journal Le Petit Parisien. Chaque jour, il suivait avec ferveur les péripéties du comte de Valombre, un héros fictif tiraillé entre amour et vengeance. Il lisait avec un tel feu que les marchandes suspendaient la vente de leurs pommes pour écouter.

Un jour, alors qu’il s’apprêtait à lire le passage où le comte allait enfin embrasser la mystérieuse duchesse, une vieille dame l’interrompt brutalement :

« Le comte peut bien attendre, j’ai perdu ma poule ! »

S’ensuit un remue-ménage comique dans le marché à la recherche de la poule égarée, pendant que tout le quartier réclame la suite de l’histoire. Aristide finit par improviser la fin lui-même, dans un style flamboyant… tellement convaincant que le journal fut inondé de lettres demandant de publier sa version !

On dit même qu’un rédacteur, amusé, intégra certaines de ses phrases dans les chapitres suivants.

 

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