LAVEUSE

 laveuse

 caricature

 carte

 

  Le métier de laveuse à la Belle Époque en France : entre corvée et communauté

 

À la Belle Époque (fin XIXᵉ – début XX siècle), le métier de laveuse — aussi appelée lavandière, buandière ou blanchisseuse selon les régions et les tâches était un pilier de la vie quotidienne, surtout dans les milieux populaires et ruraux. Voici un aperçu de cette profession à la fois physique, sociale et profondément féminine.

 

Les tâches de la laveuse

 

Conditions de travail

 

 

  histoire

 

  Madeleine, blanchisseuse au lavoir d’Austerlitz, était connue pour sa voix tonitruante et ses réparties fusantes. Chaque matin, armée de son battoir et de son savon noir, elle lançait à la cantonade des commentaires sur les commères du quartier, les messieurs trop élégants, et les amoureux maladroits.

Un jour, alors qu’elle battait un drap un peu trop vigoureusement, elle éclabousse accidentellement un homme qui écrivait sur un carnet, assis non loin. L’homme, surpris, lève les yeux… c’est Guillaume Apollinaire, alors jeune poète en quête d’inspiration. Madeleine, pas du tout intimidée, lui balance :

« Si votre poème est aussi mouillé que votre veston, faudra l’essorer avant de l’imprimer ! »

Amusé, Apollinaire revient régulièrement, et commence à noter les expressions colorées des laveuses, disant qu'elles avaient "la verve des rues et le lyrisme des eaux savonneuses". On raconte qu’un vers perdu dans son recueil Alcools aurait été inspiré par Madeleine et ses lavages épiques.

 

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