LAMPIER


Le métier de lampier à la Belle Époque en France était un maillon essentiel de la vie urbaine, à une époque où l’éclairage public jouait un rôle majeur dans la modernisation des villes et la sécurité des citoyens.
Le lampier était un artisan spécialisé dans la fabrication et l’entretien des lampes, notamment les lampes à gaz ou à huile avant l’avènement de l’électricité.
Il intervenait dans la conception, la réparation et parfois l’installation des lampes utilisées dans les rues, les bâtiments publics et les foyers.
À Paris, les lampiers contribuaient à l’ambiance nocturne romantique de la Belle Époque, renforcée par les célèbres lampadaires en fonte richement décorés.
Période de progrès technique et artistique, marquée par l’essor de l’électricité, du cinéma, de l’Art nouveau et des grandes expositions universelles.
L’éclairage public devient un symbole de modernité, avec des lampadaires qui ne sont plus seulement fonctionnels mais aussi esthétiques.
Les lampiers travaillaient souvent en lien avec les services municipaux ou les entreprises privées chargées de l’éclairage urbain.
Évolution du métier
Avec l’arrivée de l’éclairage électrique, le métier de lampier a progressivement évolué vers celui d’électricien ou de technicien en éclairage.
Les lampiers ont dû s’adapter aux nouvelles technologies, notamment les ampoules à incandescence et les systèmes de distribution électrique.
Le métier était surtout présent dans les grandes villes, notamment Paris, où l’éclairage public était un enjeu majeur de sécurité et de prestige.
Geneanet propose une cartographie historique du métier de lampier en France, montrant sa fréquence entre 1600 et 2000.

L’affaire du réverbère amoureux (vers 1898)
Dans le quartier du Marais, vivait Émile, un lampier au cœur tendre et à la moustache impeccable. Chaque soir, il allumait à la flamme son réverbère préféré, place Sainte-Catherine. Il lui avait même donné un nom : "Clémentine", en hommage à une jeune couturière dont il était secrètement amoureux.
Émile avait un rituel : chaque fois qu’il allumait Clémentine, il murmurait une déclaration imaginaire, comme si le lampadaire pouvait transmettre ses mots doux à sa bien-aimée. Ce manège passa longtemps inaperçu jusqu’au jour où Clémentine – la vraie – le surprit en train de parler à la lanterne comme on parle à une dame. Amusée, elle fit semblant de ne rien voir, mais revint chaque soir pour écouter ses poèmes à la flamme.
Quelques semaines plus tard, on retrouva sur le réverbère un billet glissé dans la base de fonte :
« Vos mots réchauffent plus que le gaz. – C. »
Depuis ce jour, Émile n’a jamais manqué un soir, et les passants du Marais se demandaient pourquoi ce réverbère brillait toujours un peu plus fort que les autres…