INFIRMIERE





Le métier d’infirmière en France à la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle)
À la Belle Époque, le métier d’infirmière connaît une transformation majeure, passant d’un rôle religieux et bénévole à une profession laïque et structurée.
Avant 1878 : les soins sont principalement assurés par des religieuses dans les hôpitaux, souvent sans formation médicale formelle.
1878 : le Dr Bourneville fonde la première école laïque d’infirmières à Paris, amorçant la professionnalisation du métier.
1902 : un décret impose aux préfets la création d’écoles d’infirmiers et infirmières laïques.
1907 : naissance du diplôme d’État d’infirmier pour le secteur psychiatrique.
Laïcisation : les religieuses cèdent progressivement leur place à des infirmières laïques, souvent issues des classes populaires.
Formation : les cours théoriques se développent, notamment grâce à la Croix-Rouge, qui introduit des standards de formation.
Rapport aux médecins : les infirmières commencent à s’affirmer face à l’autorité médicale, marquant une évolution des rapports hiérarchiques.
Perception sociale
Féminisation : le métier devient majoritairement féminin, en lien avec les mouvements sociaux sur la place des femmes dans le travail.
Image publique : les infirmières sont vues comme des figures de dévouement, souvent associées à la charité et à l’humanisme.

L’infirmière du train clandestin héroïne malgré elle Dans le Paris de 1910, alors que la ville se gorge de lumière et d’art nouveau, une jeune infirmière du nom de Marguerite est affectée à une clinique privée discrète du 16e arrondissement. Ce qu’elle ignore, c’est que la clinique sert de point de passage pour des "voyages médicaux" non officiels. Des notables, hommes politiques et actrices y embarquent dans un train privé nocturne vers la Suisse… pour des interventions interdites en France, notamment des cures de morphine et des avortements cachés.
Marguerite, d’abord naïve, finit par comprendre le trafic grâce à une série de lettres oubliées dans les poches d’un patient. Elle décide de dénoncer l’affaire mais avec style. Elle rédige un article sous pseudonyme pour un journal féministe naissant, et déclenche un tollé : les autorités enquêtent, des arrestations sont faites, mais sa propre identité reste secrète… jusqu’à ce qu’un député reconnaisse son écriture et tente de la faire taire.
Final de diva :
Marguerite est licenciée, mais devient la première infirmière à témoigner devant une commission parlementaire sur les abus cliniques.
Elle inspirera un roman semi-fictif paru en 1913, “La Voix Blanche”, interdit à sa sortie puis réédité en 1926.
Aujourd’hui, son histoire circule encore dans les cercles féministes comme exemple de courage médical et civique.