GRAINETIER

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  Le métier de grainetier à la Belle Époque en France était bien plus qu’une simple activité commerciale : c’était un pilier de la culture horticole et agricole, profondément enraciné dans les traditions locales et l’innovation botanique.

 

Origines et évolution

 

Maisons emblématiques

 

Impact culturel et social

 

  

  histoire

 

 Dans les années 1900, à Paris, un grainetier réputé du quartier des Batignolles, nommé Monsieur Lemoine, s’était fait une clientèle fidèle grâce à ses semences “miraculeuses” censées produire des légumes géants et des fleurs aux couleurs inédites. Il affirmait avoir développé une technique secrète de sélection génétique, bien avant que Mendel ne soit vraiment connu du grand public.

Le pot-aux-roses Un journaliste du Petit Journal, intrigué par les résultats trop spectaculaires de certains clients, découvrit que Lemoine mélangeait ses graines avec des variétés importées illégalement d’Angleterre et d’Inde, parfois même teintées artificiellement pour tromper les acheteurs. Le scandale éclata en 1907, et le “sorcier des semences” fut surnommé le charlatan chlorophyllé dans les journaux satiriques.

Ce scandale fit grand bruit dans les cercles agricoles et donna lieu à une pièce de théâtre comique intitulée Le Grainetier du diable, jouée au Théâtre des Variétés. L’affaire contribua à renforcer les contrôles sur la provenance des semences et à professionnaliser davantage le métier de grainetier, qui jusque-là reposait souvent sur la réputation orale et les promesses fleuries.

 

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