GENDARME




À la Belle Époque (fin XIXᵉ – début XX siècle), le métier de gendarme en France était à la fois prestigieux, exigeant et en pleine mutation. Voici un aperçu captivant de son évolution à cette époque :
Héritier de la Maréchaussée, corps militaire chargé de la justice et de la police depuis le Moyen Âge.
La Gendarmerie nationale est officiellement créée en 1791, avec une mission de maintien de l’ordre, principalement en zones rurales.
À la Belle Époque, les gendarmes sont des militaires affectés à des brigades locales, souvent dans des villages ou petites villes.
Maintien de l’ordre public : surveillance des foires, marchés, fêtes locales.
Police judiciaire : arrestation de suspects, enquêtes criminelles.
Assistance aux populations : secours en cas d’incendie, inondation, épidémie ou attaque d’animaux.
Prévention: sensibilisation à la vaccination, lutte contre le vagabondage et les épizooties
Conditions de travail
Les gendarmes sont souvent isolés, avec peu de moyens et un territoire vaste à couvrir.
Ils doivent être anciens militaires, engagés pour 16 ans, et vivent dans des casernes avec leur famille.
Le métier est perçu comme difficile mais honorable, avec une forte discipline et un sens du devoir.
À partir des années 1900, des revues de retraités comme Le Phare ou Le Progrès de la Gendarmerie dénoncent les conditions de travail et réclament des réformes.
Les gendarmes expriment leur malaise face à la charge croissante, au manque de reconnaissance et à l’évolution du rôle vers plus de répression.
Malgré les critiques internes, les gendarmes sont souvent célébrés dans la presse pour leur bravoure et leur rôle de sauveteurs.
Le Petit Journal, très populaire à l’époque, publie des récits héroïques mettant en scène des gendarmes en action.

Le mystère du perroquet indiscret
Dans un paisible village du Périgord, le maréchal des logis Boulanger, gendarme de son état, se retrouve confronté à une affaire rocambolesque : Madame Trouvert, veuve respectable, affirme que son précieux bijou, une broche en or sertie de grenats, a disparu… et que seule sa bonne, Berthe, aurait pu la subtiliser.
Mais aucun témoin, aucun indice… sauf un perroquet. Un ara bruyant, nommé “Voltaire”, que la veuve garde précieusement dans sa salon.
Lors de l’interrogatoire, le volatile se met à lancer des phrases incongrues :
« Berthe, cache-le dans la marmite ! » « Vite, avant qu’il rentre ! »
Interloqué, le gendarme prend la chose au sérieux, fouille la cuisine… et découvre la broche bien enfouie au fond d’un pot de graisse d’oie.
Conclusion ? Le perroquet, fidèle espion domestique, avait mémorisé les murmures de la servante à l’instant du larcin. Et c’est ainsi que le maréchal des logis Boulanger signa son rapport le plus singulier à ce jour, concluant :
“Témoignage crédible bien que plumatif.”