FORGERON

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 Le métier de forgeron à la Belle Époque en France était à la croisée de la tradition artisanale et des débuts de l’industrialisation. Voici un aperçu de son évolution et de son rôle à cette période charnière :

 

  Contexte historique

 

    La Belle Époque (environ 1870–1914) est une période de prospérité, d’innovation et de transformation sociale en France.

    L’industrialisation progresse, mais l’artisanat reste vital, notamment dans les zones rurales où le forgeron est un acteur central.

 

Rôle du forgeron

 

    Il fabrique et répare outils agricoles, ferrures, pièces de machines, armes, et objets du quotidien.

    Il est souvent maréchal-ferrant, ferrant les chevaux indispensables aux transports et aux travaux agricoles.

    Sa forge est un lieu de vie sociale, où les villageois se retrouvent pour échanger.

 

Évolution du métier

 

    L’arrivée des machines à vapeur et des marteaux-pilons dans les grandes forges transforme le métier.

    Le forgeron traditionnel devient parfois ouvrier métallurgiste dans les usines, mais beaucoup conservent leur indépendance artisanale.

    Le métier se spécialise : taillandiers (outils tranchants), couteliers, ferronniers d’art…

 

Régions emblématiques

 

    Thiers (Puy-de-Dôme) et Laguiole (Aveyron) sont des bastions de la coutellerie et de la forge artisanale.

    Forges-les-Eaux et des villes d’Alsace-Lorraine ont une forte tradition métallurgique.

 

Artisanat et patrimoine

 

    À la Belle Époque, le forgeron commence à être reconnu comme artisan d’art, notamment dans la ferronnerie décorative.

 

  histoire

 

  Le forgeron-faussaire de Montmartre Baptiste, robuste gaillard à la moustache digne d’un mousquetaire, menait une double vie : le jour, il forgeait des outils et réparait les charrettes ; la nuit, il fondait de fausses pièces de monnaie avec une précision presque artistique. Son atelier, encombré de lingots et d’acides, aurait pu passer pour un laboratoire d’alchimiste. Les pièces, si bien imitées qu’elles trompaient même les agents de change, circulèrent pendant plusieurs mois dans tout Paris.

Ce n’est qu’un soir de janvier, lorsque son apprenti épris de morale ou de jalousie dénonça le stratagème, que la police le cueillit en plein coulage d’une « fausse napoléon ». Ironie du sort : on dit que l’un des officiers chargés de l’interpellation conserva une de ses pièces comme porte-bonheur.

 

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