FONTAINIER



Le métier de fontainier à la Belle Époque en France était un savant mélange d’artisanat, d’ingénierie et de tradition, hérité des siècles précédents et adapté aux exigences modernes de l’époque.
Le métier remonte à l’Ancien Régime, avec des figures emblématiques comme la famille Francine, fontainiers royaux qui ont conçu le système hydraulique du château de Versailles2.
À la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle), le fontainier est un ouvrier spécialisé dans la gestion des eaux : il installe, entretient et répare les fontaines, les conduites et les bassins.
Il travaille souvent en collaboration avec les pompiers (mécaniciens des pompes) et les plombiers, notamment pour les canalisations en plomb ou en fonte.
Le fontainier maîtrise des savoir-faire anciens comme la soudure à la louche, utilisée pour restaurer les canalisations historiques.
Il surveille les installations, contrôle la qualité de l’eau et assure le bon fonctionnement des réseaux, parfois sur des infrastructures datant du XVIIe siècle.
Le pouce fontainier était une unité de débit utilisée sous l’Ancien Régime : environ 13 litres par minute s’écoulent par un orifice d’un pouce de diamètre.
À Versailles, les fontainiers d’art perpétuent ce métier avec passion, orchestrant les Grandes Eaux comme une chorégraphie millimétrée, synchronisée avec la musique et les jeux de lumière4.
Ce métier, transmis de génération en génération, est aujourd’hui rare et précieux : il ne reste qu’une poignée de fontainiers d’art en France.
Le pouce fontainier était une unité de débit utilisée sous l’Ancien Régime : environ 13 litres par minute s’écoulent par un orifice d’un pouce de diamètre.

Une histoire savoureuse de fontainier à la Belle Époque :
Imagine Paris en 1907, quartier des Batignolles. Un fontainier nommé Émile, réputé pour sa rigueur et son amour du bon vin, est chargé de l’entretien des fontaines publiques. Un matin, il remarque que l’une des fontaines du square des Batignolles coule avec une lenteur étrange. Intrigué, il démonte les conduites… et découvre qu’un réseau clandestin de tuyaux a été installé, détournant l’eau vers une cave voisine.
Cette cave appartenait à un bistrotier malin qui, en manque d eau pour ses absinthes glacées, avait convaincu un plombier complice de créer un système discret pour alimenter son établissement. Émile, plutôt que de dénoncer l’affaire, propose un marché : il répare la fontaine, mais exige que le bistrotier lui réserve une table à vie avec apéritif offert. L’accord est scellé autour d’un verre, et la fontaine retrouve son débit… mystérieusement plus généreux qu’avant.