FERMIERE


.
Le métier de fermier à la Belle Époque en France était bien plus qu’un simple travail de la terre c’était un mode de vie, une culture, et une classe sociale à part entière. Voici un aperçu de son évolution et de ses caractéristiques principales :
La Belle Époque (1870–1914) est une période de relative prospérité en France, marquée par des avancées technologiques, sociales et culturelles.
En milieu rural, la majorité de la population vivait encore de l’agriculture : en 1900, environ 60 % des Français habitaient à la campagne, et 40 % étaient paysans.
Le fermier cultivait des terres souvent louées à des propriétaires bourgeois ou nobles.
Il gérait une exploitation agricole avec des animaux (vaches, cochons, poules), des champs de blé, de pommes de terre, et parfois des vignes ou des vergers.
Le travail était épuisant et varié : labour, semailles, moissons, soins aux bêtes, entretien des bâtiments, fabrication du pain, etc.
Les enfants participaient dès le plus jeune âge, et les femmes géraient la maison, la volaille, le potager et la laiterie.
Mode de vie
Les fermes étaient souvent autonomes : on produisait ce qu’on consommait.
L’habitat était modeste : une pièce principale avec une cheminée, peu d’eau courante, pas de toilettes, et parfois les enfants dormaient dans la grange avec les animaux.
Les repas étaient simples : pain noir, fromage blanc, soupe aux légumes, viande uniquement les jours de fête.
La mécanisation commençait à transformer le travail agricole : apparition de machines, rationalisation des cultures, et début de la spécialisation (monoculture).
Le métier de fermier se distinguait du journalier ou du laboureur par son statut social plus élevé et sa gestion d’une exploitation complète.
Certains fermiers formaient une véritable élite rurale, avec des dynasties familiales, des stratégies matrimoniales, et une influence locale importante.

Au tournant du XXe siècle, dans le Bourbonnais pas si loin de Vichy un fermier du nom d’Émile, réputé pour ses extraordinaires volailles, découvre qu’un de ses coqs se met à chanter… en plein milieu de la nuit, tous les soirs, à 2h tapantes. Sauf que ce n’est pas n’importe quel chant : on aurait dit une sorte de hurlement lyrique digne de l’opéra Garnier. Les voisins commencent à affluer pour écouter ce "coq ténor", et bien vite, Émile en fait l’attraction locale.
L’affaire prend une telle ampleur que le coq finit invité à Paris pour une "performance avicole". Là, dans une salle bondée de curieux, le coq reste muet comme une carpe… jusqu’à ce qu’un vendeur de grains brandisse un sac de maïs. Miracle ! Le coq lâche son cri nocturne habituel, déclenchant les applaudissements.
Émile retourna dans son village avec une bourse bien remplie, mais aussi une réputation de dresseur de volailles mélomanes. On racontait même qu’il s’était lancé dans l’élevage de canards sopranos…