FANEUR

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   Le métier de faneur à la Belle Époque en France était un pilier discret mais essentiel de la vie rurale, incarnant les rythmes saisonniers et les traditions agricoles d’une société encore largement tournée vers la terre.

 

Qu’est-ce qu’un faneur

 

Le contexte de la Belle Époque (1890–1914)

 

Vie quotidienne et statut social

 

 

  histoire

 

 Le faneur amoureux et les lettres parfumées

À la Belle Époque, dans les campagnes françaises, le métier de faneur celui qui étale et retourne le foin pour le faire sécher était souvent exercé par de jeunes hommes robustes, travaillant sous le soleil d’été. Dans un petit village du Limousin, un faneur nommé Jules était réputé pour sa vigueur… mais aussi pour ses lettres enflammées.

Chaque jour, après avoir retourné les foins, Jules écrivait à une demoiselle du village voisin, Marguerite, qu’il n’avait vue qu’une fois lors d’une fête de moisson. Ses lettres étaient parfumées avec des brins de lavande glanés dans les champs, et il les glissait dans les bottes de foin destinées à la ferme de la jeune fille. Marguerite, intriguée par ces messages cachés, finit par répondre… en cousant ses mots dans les doublures des sacs de grain.

Leur correspondance secrète dura tout l’été, jusqu’à ce qu’un orage imprévu détrempe les bottes de foin et révèle les lettres aux yeux du père de Marguerite, qui était aussi le maire du village. Furieux, il convoqua Jules… mais au lieu de le punir, il fut attendri par la sincérité du jeune homme et bénit leur union. Jules devint non seulement le faneur du village, mais aussi le gendre du maire et leurs lettres furent conservées comme trésor familial.

 

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