ETAMEUR

 etameur

 outils

 caricature

 carte

 

 Un métier ambulant

 

Une technique artisanale

 

Un métier en déclin

 

 

 histoire

 

  L’étameur ambulant et les casseroles enchantées

À la Belle Époque, dans les villages du sud de la France, l’arrivée de l’étameur ou lou estamaïre en occitan était un véritable événement. Ce personnage haut en couleur parcourait les rues avec sa carriole à bras, s’installait près d’une fontaine, creusait un trou pour y faire un foyer de braises, et annonçait son arrivée par un cri chantant : « Estamaïre, estamaïre ! ».

Mais à Beauvoisin, une légende locale raconte qu’un étameur du nom de Abel Vallet avait un don particulier : ses casseroles rétamées brillaient si fort qu’on disait qu’elles repoussaient les mauvais esprits. Les enfants du village, fascinés, s’agglutinaient autour de lui comme devant un spectacle de magie. Il utilisait un mélange secret esprit de sel, sable fin, cendre et une pincée de poudre mystérieuse pour nettoyer les ustensiles avant de les plonger dans un bain d’étain.

Un jour, une vieille dame lui apporta une marmite cabossée qu’elle disait maudite : chaque fois qu’elle y cuisinait, le plat tournait au vinaigre. Abel, imperturbable, la rétama avec soin, murmura quelques mots en occitan, et la rendit à la dame. Le lendemain, elle fit une soupe si délicieuse que les voisins accoururent pour en goûter. Depuis, on disait qu’Abel n’était pas seulement étameur… mais aussi un peu sorcier.

 

site  site  site  site

   accueil       alphabet      metier