CRIEUR  PUBLIC

 crieur

 caricature

 carte

 

 À la Belle Époque (environ 1890–1914), le métier de créateur publicitaire en France n’était pas encore formalisé comme aujourd’hui, mais il prenait racine dans un contexte de bouillonnement artistique, industriel et commercial. Voici un aperçu de son évolution :

 

Contexte historique et culturel

 

Naissance de la publicité moderne

 

Institutions et reconnaissance

 

  

histoire

 

À Paris, vers 1905, un certain Gaston "à grande gueule", crieur public réputé pour sa voix tonitruante et son verbe incisif, faisait trembler les rues du Quartier Latin. Chargé d'annoncer les dernières nouvelles du journal Le Petit Parisien, il se postait chaque matin devant le café de Flore, là où artistes, écrivains et étudiants se retrouvaient. Mais Gaston ne se contentait pas de crier les titres : il les interprétait avec panache, les agrémentant de commentaires caustiques et de dialogues inventés, transformant les faits divers en véritables feuilletons vivants.

Un jour, il clama avec fougue :

"Incroyable vol chez le comte de Verville ! Des bijoux, disparus comme par magie. À croire que même les fantômes ont des goûts de luxe !" Et avant même que les badauds n’aient le temps de réagir, il ajouta : "Mais entre nous, avec ses maîtresses et ses dettes de jeu, c’est peut-être le comte lui-même qui a planqué les diamants au fond de sa cave !"

Le crieur avait tellement de succès que les gens venaient écouter les nouvelles plus pour lui que pour le journal. Certains commerçants lui offraient des croissants pour qu’il s’installe près de leurs vitrines sa présence garantissait l’affluence. Finalement, les journalistes eux-mêmes commencèrent à lui glisser des scoops, sachant qu’avec Gaston, l’info ne passerait jamais inaperçue.

 

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