CREMIERE

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    À la Belle Époque (1890–1914), le métier de crémière en France était bien plus qu’un simple commerce de produits laitiers c’était une figure essentielle du quotidien urbain, surtout dans les grandes villes comme Paris.

 

Contexte historique

 

Le rôle de la crémière

 

Une image de la Belle Époque

 

 

histoire

 

ߥ› La crémière du boulevard Haussmann

Aux alentours de 1905, une certaine Mme Léonie, crémière dans une élégante boutique du boulevard Haussmann à Paris, devint célèbre non pas pour la qualité de son beurre, mais pour une affaire tout droit sortie d’un roman. Charmante et pleine d’esprit, Léonie attirait une clientèle aussi fidèle qu’amoureuse. Parmi eux : un marquis vieillissant, un jeune poète bohème, et même un inspecteur des impôts.

Un jour, le poète déclama des vers enflammés sur son amour pour « la déesse des laitages » devant la boutique. Ému, le marquis offrit une bague en saphir, tandis que l’inspecteur, jaloux, tenta d’invoquer une inspection pour « abus de séduction commerciale ».

Mais c’est lorsque Léonie lança une « crème aphrodisiaque », prétendument enrichie de truffe et de fleur d’oranger, que le tout Paris afflua. Les journaux se délectèrent du scandale : « lait de luxure», titra Le Petit Parisien. Bien sûr, l'aphrodisiaque était une invention malicieuse de la crémière, mais elle devint riche, célèbre… et épousa finalement le poète, avec qui elle ouvrit une laiterie littéraire, vendant du fromage et des poèmes à la coupe.

 

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