COSSONNIER

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Le métier de cossonnier (ou parfois orthographié "chaussonnier") est un artisanat ancien lié à la fabrication de chaussons, pantoufles ou chaussures souples, souvent en tissu ou cuir léger. À la Belle Époque (environ 1870–1914), ce métier faisait partie du vaste monde de l’artisanat urbain, particulièrement actif dans les grandes villes comme Paris.
Artisanat de niche : Le cossonnier fabriquait des chaussons à la main, souvent pour une clientèle bourgeoise ou pour les besoins domestiques. Ce travail exigeait de la précision, de la dextérité et une connaissance des matériaux souples.
Matériaux utilisés : Tissus, feutres, cuirs fins, parfois ornés de broderies ou de dentelles pour les modèles féminins.
Lieu d’exercice : Souvent dans de petits ateliers ou à domicile. Le métier était parfois exercé en complément d’autres activités artisanales comme la cordonnerie ou la couture.
Contexte social et économique
Petite entreprise et artisanat : La Belle Époque était marquée par une coexistence entre grandes usines et petits ateliers. Le cossonnier appartenait à cette France artisanale, valorisée pour son savoir-faire.
Mobilité sociale : Ce métier permettait à certains artisans de devenir petits entrepreneurs, surtout dans les quartiers populaires où la demande en produits pratiques et abordables était forte.
Concurrence industrielle : Avec l’essor de la production mécanisée, les cossonniers ont dû faire face à la concurrence des usines produisant des chaussons en série, souvent à moindre coût.
Les chaussons étaient aussi associés à la vie domestique bourgeoise, à la mode et au confort. Dans les représentations artistiques de l’époque, ils symbolisaient parfois la douceur du foyer ou la féminité.
Ce métier, aujourd’hui rare, témoigne de la richesse des savoir-faire artisanaux de la Belle Époque.

Vers 1905, un cossonnier du nom de Baptiste, discret artisan du quartier de la Villette, avait pour client un grand propriétaire de cabarets parisiens. Chargé de transporter les déchets organiques autrement dit, les “restes peu ragoûtants” des cuisines et des toilettes vers les décharges hors de la ville Baptiste maîtrisait l’art du « coup de bêche discret ». Un soir, alors qu’il manœuvrait près du Moulin Rouge, il découvrit dans un tas de rebuts… un collier de diamants oublié dans un sac de vidange jeté par erreur
Au lieu de le signaler, Baptiste le confia à une danseuse qu’il admirait en secret depuis des mois. Elle le porta sur scène, suscitant la curiosité et les rumeurs : "Quel est cet admirateur mystérieux " On ne découvrit jamais la provenance du collier… mais la danseuse, elle, devint l’égérie d’un parfum baptisé "L’Éclat de l’Ombre" clin d’œil au monde invisible des cossonniers.