CORROYEUR

 corroyeur

 caricature

 

  Le métier de corroyeur à la Belle Époque en France était un maillon essentiel dans la chaîne de transformation du cuir, entre le tanneur et les artisans comme les cordonniers ou les maroquiniers. Voici un aperçu de son histoire et de son rôle à cette époque :

 

Origines et évolution

 

Rôle et techniques

 

Formation et compagnonnage

 

Déclin et héritage

 

 

histoire

 

Le corroyer et la comtesse aux gants tachés

 

En 1903, à Lyon, un corroyer du nom de Jules Tissier, réputé pour la qualité exceptionnelle de ses cuirs lustrés, recevait une commande très spéciale : des peaux fines de cerf destinées à la fabrication de gants pour la mystérieuse Comtesse d’Arbigny. Une femme connue pour ses goûts excentriques… et ses liaisons tout aussi extravagantes.

Mais voilà qu’un soir, Tissier surprit l’émissaire de la Comtesse un certain baron au charme douteux — en train d’ajouter une poudre rouge au bain de corroyage. Intrigué, Jules fit analyser la substance… et découvrit qu’elle contenait un pigment interdit, utilisé pour teinter les cuirs de manière trompeuse. Le but ? Faire passer des cuirs bovins pour du cuir de chevreuil très coûteux.

Le scandale éclata dans les salons bourgeois ! La Comtesse, humiliée, plaida l’ignorance, tandis que le baron disparut avec les gants frauduleux… Jules, lui, gagna en notoriété, ses ateliers débordant bientôt de commandes venant des plus grandes maisons de couture parisiennes.

 

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