CONDUCTEUR DE TRAMWAY


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Explosion du réseau : Paris et les grandes villes françaises ont vu une expansion fulgurante des lignes de tramway, notamment grâce à l’Exposition universelle de 1900 qui a stimulé les infrastructures.
Diversité des modes de traction : Les tramways étaient tirés par des chevaux, puis propulsés par la vapeur, l’air comprimé, et enfin l’électricité, qui devient dominante dès 1900.
Formation et discipline : Les conducteurs étaient souvent recrutés parmi les anciens militaires pour leur rigueur et leur ponctualité. Ils recevaient une formation technique sur la conduite et la sécurité.
Uniforme et statut : Vêtus d’un uniforme sombre avec casquette, ils jouissaient d’un certain prestige dans la société urbaine, bien que leur salaire restait modeste.
Conditions de travail
Les journées étaient longues, parfois plus de 12 heures, exposés aux intempéries dans des cabines ouvertes. Le travail était physique, surtout pour les tramways à traction animale ou mécanique.
Relation avec les passagers : Le conducteur devait gérer les horaires, les arrêts, et parfois les conflits à bord. Il collaborait étroitement avec le receveur, chargé de vendre les billets.
Impact social : Le tramway a transformé la mobilité urbaine, et les conducteurs ont joué un rôle clé dans cette révolution silencieuse, reliant les quartiers populaires aux centres-villes.
À travers les archives et les musées comme le Musée des Transports on retrouve des témoignages, des photographies et des objets qui racontent la vie de ces hommes du rail.

Dans les années 1900 à Lyon, un conducteur de tramway nommé Émile était connu pour sa ponctualité exemplaire. Chaque matin, il saluait les passagers avec un sourire discret, faisait son tour sans accroc, et rentrait au dépôt comme une horloge suisse.
Mais un jour, la ligne 5 accumule un retard inhabituel. Les passagers s’impatientent, les contrôleurs s’agitent. On découvre alors qu’Émile a fait un détour… pour déposer une mystérieuse passagère devant une pâtisserie, bien en dehors du trajet officiel. Il avait repéré cette jeune femme depuis plusieurs jours, toujours assise au même endroit, lisant un roman de Maupassant. Ce matin-là, elle lui avait confié qu’elle rêvait d’un éclair au chocolat. Ni une ni deux, Émile dévie la ligne, arrête le tram devant la boutique, et l’accompagne pour lui offrir le fameux éclair.
Résultat : un blâme de la compagnie… mais aussi une invitation à dîner. Ils se marièrent deux ans plus tard, et la ligne 5 fut rebaptisée en interne “la ligne des amoureux” par les collègues.