COMEDIEN

 comedien

 caricature

 

  Le métier de comédien de théâtre en France à la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle) est une période fascinante, marquée par un mélange de prestige artistique, de précarité sociale et d’effervescence culturelle.

 

Contexte général

 

Statut et conditions des comédiens

 

Évolution artistique

 

 

histoire

 

Coquelin contre Molière… ou presque

 

Vers la fin du XIXe siècle, Benoît-Constant Coquelin, dit Coquelin aîné, était une star incontestée de la Comédie-Française. Véritable monstre sacré, il régnait en maître sur les rôles comiques, notamment celui de Cyrano de Bergerac, qu’il créa en 1897. Et pourtant, son ego flamboyant ne faisait pas bon ménage avec les règlements stricts de la Maison de Molière.

En 1886, suite à des querelles avec l'administration de la Comédie-Française notamment sur la liberté d’interprétation et le choix des rôles Coquelin claque la porte avec fracas. Il publie une lettre ouverte dans Le Figaro où il fustige l’institution : « L’art ne se gouverne pas comme une caserne ! ».

Mais ce n’est pas tout ! Pour se venger et prouver qu’il pouvait réussir hors du giron officiel, il part en tournée internationale… et emporte le personnage de Cyrano avec lui, ce qui créa une guerre de droits et de fierté théâtrale. En pleine Belle Époque, le monde du théâtre bruissait de cette trahison artistique. Certains disaient même qu’il « avait volé le nez » du Comédie-Française !

L’ironie ? Quelques années plus tard, il revint triomphalement… comme directeur du Théâtre de l'Odéon, acclamé par le public et salué par les critiques. Le camouflet à la Comédie-Française était total.

 

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