CHARROYEUR


Le métier de charroyeur à la Belle Époque en France
Le charroyeur était un professionnel du transport, souvent associé au déplacement de marchandises lourdes à l’aide de charrettes ou de véhicules hippomobiles. Ce métier, aujourd’hui disparu ou transformé, jouait un rôle essentiel dans l’économie locale et rurale à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Période marquée par la paix, la croissance économique et les innovations technologiques en France.
Développement des villes, des infrastructures et des échanges commerciaux.
L’essor du chemin de fer et des véhicules motorisés commençait à concurrencer les métiers traditionnels du transport.
Transport de bois, charbon, matériaux de construction, denrées agricoles.
Travail physique, souvent effectué dans des conditions difficiles.
Métier exercé principalement en milieu rural ou périurbain, avant la généralisation des camions.
Répartition géographique
Le métier était répandu dans toute la France, avec des concentrations plus fortes dans les régions agricoles ou forestières.
Une carte interactive sur Geneanet montre l’évolution du métier de charroyeur entre 1600 et aujourd’hui.
Avec l’arrivée de l’automobile et du camion, le métier de charroyeur a progressivement disparu ou s’est transformé en celui de chauffeur-livreur ou conducteur routier.
Il reste aujourd’hui un témoignage des métiers de la France rurale d’autrefois.

Le charroyeur et le tonneau « possédé »
Dans les années 1890, à Lyon, un charroyeur nommé Émile était réputé pour sa force herculéenne et sa passion pour le bon vin. Un matin brumeux, il devait livrer un énorme tonneau de Beaujolais chez un notable du quartier des Terreaux. Fier comme un coq, Émile harnacha sa vieille jument, Colette, et prit la route en sifflant.
Mais à peine arrivé à la montée Saint-Sébastien, le tonneau se mit à vibrer… oui, vibrer. Émile s’arrêta, inspecta. Rien. Il redémarra et le tonneau se mit à rouler tout seul hors de la charrette, comme poussé par une force invisible. Il fallut quatre passants, trois injures bien placées, et un curé improvisé pour le remettre en place.
Arrivé enfin au manoir, le notable lui dit en riant : « Ah, ce tonneau ? Mon oncle disait toujours que ce vin avait du caractère… Vous avez vu, il voyage tout seul ! »
On apprit plus tard que le tonneau avait été posé sur des billes de bois enduites de suif... une technique secrète de charroyage "fluide" testée par les apprentis du faubourg. Expérimentale… et un peu trop efficace.