CHAMOISEUR

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   Le métier de chamoiseur à la Belle Époque en France était un artisanat de niche mais essentiel, lié à la transformation des peaux en cuir souple, souvent utilisé pour les gants, vêtements ou objets de luxe. Voici un petit voyage dans le monde discret mais raffiné des chamoiseurs entre 1870 et 1914.

 

Qu’est-ce qu’un chamoiseur ?

 

Organisation du travail

 

Usage et prestige

 

 

histoire

 

Le gant scandaleux de la comtesse d’Arbois

 

Vers 1907, dans les salons feutrés de Paris, on murmure à propos d’une affaire troublante impliquant la comtesse d’Arbois, figure mondaine renommée pour ses tenues irréprochables. Elle aurait fait confectionner une paire de gants en peau de chevreau chamoisée, d’une finesse si extrême qu’on disait qu’ils pouvaient passer à travers une alliance. Le chamoiseur, un certain Baptiste Maloret, artisan de renom, était si fier de son œuvre qu’il en aurait conservé le patron... mais pas seulement.

Lors d’une réception à l’Opéra, la comtesse retire discrètement ses gants, et c’est là qu’un invité un journaliste infiltré remarque une inscription brodée à l’intérieur : « À mon doux secret, que ces gants effleurent ta mémoire ». Une rumeur enfle : les gants auraient été un message codé destiné à un amant, glissé en douce par le chamoiseur lui-même, qui entretenait une liaison discrète avec la comtesse. L’affaire devient un scandale feutré : Baptiste est interrogé, nie tout... mais quelques mois plus tard, il quitte Paris et ouvre un atelier à Genève, loin des indiscrétions parisiennes.

 

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