CANTINIERE

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  Le métier de cantinière à la Belle Époque en France était bien plus qu’un simple rôle de vendeuse ambulante : c’était une figure emblématique de l’armée, à la fois mère nourricière, infirmière improvisée et mascotte du régiment.

 

Origines et évolution

 

Rôle militaire et social

 

Représentation à la Belle Époque

 

Déclin du métier

 

  

histoire

 

Marie Tête-de-Bois, surnom haut en couleur, fut l’une des cantinières les plus légendaires du début du XIXe siècle. Mariée à un grenadier, elle suivit l’armée pendant 17 campagnes, armée de son tonnelet d’eau-de-vie et d’un courage à toute épreuve. Lors de la bataille de Montmirail, son mari fut tué, et son fils, tambour dès l’âge de dix ans, mourut sous les murs de Paris en 1814. Marie, blessée en allant chercher son corps, survécut… mais pas pour longtemps.

ߒ¥ En 1815, toujours cantinière dans la Garde, elle fut touchée par un biscayen (une balle de mousquet) qui perça son tonnelet et son corps. Rampant jusqu’au cadavre d’un soldat pour s’en faire un oreiller, elle reçut une balle perdue en plein visage. Un grenadier mourant, dans un ultime éclat d’humour, lui lança :

« Marie, vous n’êtes pas belle comme ça. » Et elle répondit, dans un sourire ensanglanté : « C’est possible, mais je peux me vanter d’être fille, femme, mère et veuve de troupier. » Puis elle expira.

 

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