CANNETEUSE




Le métier de canneteuse à la Belle Époque en France
Le métier de canneteuse appartient à l’univers du textile, très actif durant la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle). Voici un aperçu de son rôle et de son contexte :
Elle préparait les cannettes, petites bobines de fil utilisées dans les métiers à tisser ou les machines à coudre.
Ce travail était manuel et répétitif, souvent effectué dans des ateliers ou à domicile.
Métier typiquement féminin, il faisait partie des nombreux emplois accessibles aux femmes dans l’industrie textile.
La Belle Époque est marquée par une croissance économique et une industrialisation accrue, notamment dans le textile.
Les petites entreprises et ateliers artisanaux coexistaient avec les grandes usines, surtout dans les régions comme Lyon, Lille ou Mulhouse.
Le métier de canneteuse illustre la division du travail dans la chaîne de production textile, où chaque tâche était spécialisée.
Place dans la société
Les canneteuses faisaient partie de la classe ouvrière féminine, souvent peu rémunérée et peu reconnue.
Elles travaillaient dans des conditions modestes, parfois précaires, mais leur rôle était essentiel à la production textile.
Ce métier reflète la féminisation du travail industriel à cette époque, avec une forte présence des femmes dans les filatures et ateliers.
Le métier était répandu dans les régions à forte tradition textile. Une cartographie historique montre sa présence dès le XVIIe siècle, avec un pic d’activité au XIXe siècle

La canneteuse et le fil du scandale d'Or
Dans un atelier de la rue du Faubourg Saint-Denis, une canneteuse du nom de Clémence aurait été au cœur d’un petit scandale. Connue pour sa rapidité et son habileté, elle attirait l’attention non seulement des contremaîtres, mais aussi d’un jeune dessinateur de mode qui venait régulièrement observer les ouvrières pour s’inspirer de leurs gestes.
Un jour, Clémence aurait glissé dans une bobine un petit mot doux destiné au dessinateur, mais celui-ci, distrait, laissa tomber la canette dans le bureau du patron. Le mot fut découvert, et la rumeur enfla dans tout l’atelier : on parlait d’une liaison secrète, d’un projet de fugue vers Montmartre, et même d’un mariage clandestin. Bien sûr, tout cela n’était que spéculation… mais Clémence gagna le surnom de “la canneteuse aux billets doux”, et sa légende circula dans les cafés du quartier pendant des mois.