CAMPANIER


Le métier de campanier en France à la Belle Époque (environ 1890–1914) est un héritage des traditions rurales et religieuses profondément ancrées dans la société française.
Le campanier, aussi appelé clocheteur, était chargé de sonner les cloches pour annoncer les événements importants : baptêmes, messes, décès, enterrements, etc.
Dans les campagnes, il précédait les convois funèbres en agitant une clochette, vêtu de noir, et était surnommé le clocheteur des trépassés.
En ville, cette fonction était souvent assurée par le crieur des morts, qui annonçait les décès publiquement.
Bien que cette période soit marquée par la modernisation et l’essor industriel, le métier de campanier subsistait dans les zones rurales, où les traditions religieuses et communautaires restaient fortes.
Le rôle du campanier était rituel et symbolique, incarnant le lien entre la communauté et les rites de passage (naissance, mort, mariage).
Ce métier était souvent familial ou transmis localement, et pouvait être exercé en parallèle d’autres fonctions (sacristain, fossoyeur, etc.).Répartition géographique
Le métier était plus fréquent dans certaines régions, notamment en Auvergne, Rhône-Alpes et le sud de la France, selon les données généalogiques.
Des noms de famille comme Ravel, Douny, Pradel sont associés à ce métier dans les archives historiques.
Avec l’urbanisation, la sécularisation et l’évolution des pratiques funéraires, le métier de campanier a progressivement disparu au cours du XXe siècle.
Il reste aujourd’hui une mémoire vivante dans certaines traditions locales ou reconstitutions historiques.

Un certain Théodore Ménard, campanier de l’église Saint-Sulpice à Paris, était connu pour sa ponctualité impeccable et son amour passionné des cloches. Mais derrière ce personnage respectable se cachait une activité… nettement moins liturgique.
La double vie du maître des carillons Chaque nuit, Ménard se faufilait dans le clocher, non pour régler le mécanisme des cloches… mais pour faire passer des messages codés à une société secrète d’anarchistes en utilisant des séquences sonores spécifiques. En modifiant subtilement l'ordre et le rythme des sonneries par exemple, trois coups rapides suivis d’un lent il transmettait des informations à ses complices postés dans la ville.
Dénouement spectaculaire Un soir d’été, un curé insomniaque remarque une anomalie dans les carillons de minuit. Soupçonneux, il en parle à la police. L’affaire mène à une enquête discrète, et Théodore est finalement arrêté en pleine manipulation du bourdon. L’histoire fait grand bruit dans les journaux, entre scandale, fascination et admiration pour son ingéniosité.