CAMELOT

 camelot

 caricature

 carte

 

   ߗ£️ Le métier de camelot à la Belle Époque en France était bien plus qu’un simple commerce ambulant c’était une véritable scène de théâtre populaire, un carrefour entre politique, culture de masse et satire sociale.

 

Origines et évolution

 

Rôle social et politique

 

Contexte de la Belle Époque

 

Ce métier, haut en couleur, a marqué l’imaginaire collectif et reste un symbole de la vivacité démocratique de l’espace public à cette époque

 

histoire

 

Le théâtre des trottoirs : le roi du dentifrice en poudre

 

Aux alentours de 1905, sur les Grands Boulevards parisiens, un camelot nommé Gustave Lemoine, alias “Monsieur Hygiène”, avait inventé un dentifrice en poudre miracle, censé “faire briller les dents comme les dorures du Palais Garnier”. Plutôt audacieux, non ?

Mais le meilleur, c’était sa mise en scène. Chaque jour à midi, Gustave arrivait en haut-de-forme, accompagné d’un assistant déguisé en dentiste. Il se mettait à haranguer la foule avec un lyrisme qui faisait passer les politiciens pour des amateurs :

“Mesdames et Messieurs, vos sourires méritent un éclat impérial !”

Il ponctuait son discours par une démonstration sur des dents en plâtre, qu’il plongeait dans un liquide douteux avant d’appliquer sa poudre. Les faux chicots ressortaient blanc nacré… du moins, jusqu’à ce qu’on remarque qu’ils avaient été peints à la chaux au préalable. ߘ…

La chute du “miracle”

Un jour, alors qu’il se produisait près du boulevard Montmartre, un pharmacien du quartier l’interpella en public, dénonçant la composition douteuse du produit : du bicarbonate, du plâtre et… un soupçon de poudre d’albâtre ! Gustave, pris de court, jura que c’était “un secret de famille gardé par les moines tibétains du Mont-Saint-Michel”.

La foule, mi-hilare mi-indignée, éclata de rire. Gustave disparut quelques jours… pour revenir vendre un “élixir tonique contre le stress urbain”, à base de vinaigre et de menthe poivrée.

 

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