BRUNISSEUR

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 Le métier de brunisseur à la Belle Époque en France

 

Le brunisseur était un artisan spécialisé dans le polissage et la finition des objets métalliques, notamment en bronze, cuivre ou acier. Ce métier, discret mais essentiel, s’inscrivait dans la chaîne de production des objets d’art, des armes, des pièces d’orfèvrerie ou encore des éléments décoratifs.

 

Origine et rôle du brunisseur

 

À la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle)

 

Évolution et disparition

 

 

histoire

 

Durant les années 1900 à Paris, un brunisseur du nom d’Armand Lefèvre travaillait dans les ateliers d’un célèbre bottier de la rue de la Paix. Son rôle : donner aux boucles de chaussures et aux ferrures une patine irréprochable, un éclat presque magique qui attirait les dames de la haute société.

Un jour, Armand reçut une commande un peu spéciale : la comtesse de Castiglione souhaitait des souliers ornés de boucles si brillantes « qu’on puisse s’y voir comme dans un miroir ». Flatté mais aussi soucieux de relever le défi, Armand travailla jour et nuit avec ses poudres, ses chiffons et ses secrets de brunissage à base d’essence de lavande et de vinaigre blanc.

Le soir de la grande réception, la comtesse fit sensation, mais pas seulement pour sa tenue. Plusieurs invités, intrigués par la clarté des boucles, se penchèrent… et se mirent à corriger leur maquillage ou recoiffer leur moustache dans les reflets métalliques ! Armand devint une légende de l’artisanat parisien, et certaines maisons se mirent à proposer des accessoires « à l’effet miroir Lefèvre ».


 

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