BOTTIER

 bottier

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 Le métier de bottier à la Belle Époque en France était bien plus qu’un simple artisanat : c’était un symbole de raffinement, de savoir-faire et d’élégance dans une société en pleine effervescence culturelle et industrielle.

 

Origines et évolution

 

Le contexte de la Belle Époque

 

Statut social et reconnaissance

 

Héritage et transmission

 

  

histoire

 

La botte fatale du comte de Rotschild

 

À Paris, vers 1902, un bottier réputé nommé Léon Charvet avait sa petite boutique rue Saint-Honoré. Ses créations étaient si raffinées qu’il chaussait la haute société : comtesses, barons, danseuses de l’Opéra… et même quelques « messieurs » aux mœurs secrètes.

Un jour, le comte Armand de Rotschild commande une paire de bottines sur mesure en cuir d’autruche, doublées de satin noir, destinées prétendait-il à une mystérieuse amante. Mais voilà que quelques semaines plus tard, la même paire de bottines se retrouve exhibée dans un scandale mondain : le comte les portait lui-même, lors d’un bal costumé ultraprivé... vêtu en marquise du XVIIIe siècle.

 Le bruit court dans les salons que Léon Charvet aurait glissé une petite note piquante dans la doublure « Pour vos pas secrets, que le cuir soit discret. » Une pique subtile, mais cinglante.

Le bottier n’a jamais nié, ni confirmé. Mais sa réputation en fut consolidée : il devint le chausseur favori des excentriques élégants. À croire que l’audace, comme le cuir, se travaille à la main.

 

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