BARBIER




Le métier de barbier à la Belle Époque en France était bien plus qu’un simple artisanat de rasage c’était un véritable pilier social et culturel, en pleine mutation.
Le métier de barbier remonte au Moyen Âge, où il ne se limitait pas à la barbe : les barbiers étaient aussi chirurgiens et dentistes, pratiquant saignées, extractions dentaires et soins médicaux .
En 1372, le roi Charles V institue la Confrérie des barbiers, leur accordant des statuts officiels et des privilèges, comme celui de ne pas faire le guet la nuit.
C’est une période de transition : les barbiers perdent peu à peu leur rôle médical au profit des chirurgiens diplômés, mais deviennent des experts du style masculin.
Le rasage devient un rituel de raffinement. Les salons de barbier sont des lieux de sociabilité masculine, où l’on discute politique, mode et actualité.
Les outils évoluent : le coupe-chou est remplacé progressivement par le rasoir de sûreté, notamment après l’arrivée du rasoir Gillette en 1903.
Les barbiers doivent s’adapter à la Révolution industrielle et à la démocratisation du rasage à domicile. Beaucoup se reconvertissent en coiffeurs .
L’enseigne du barbier
Le fameux barber pole (poteau à spirale rouge et blanche) symbolise les anciennes pratiques médicales : le rouge pour le sang, le blanc pour les bandages, et le bâton que les patients serraient pendant les saignées.
Après un lent déclin au XXe siècle, le métier connaît une renaissance au début du XXIe siècle, porté par la mode hipster et le retour en force de la barbe stylisée.

À Montmartre, dans une petite échoppe aux vitres embuées de vapeur et d'élixirs capillaires, travaillait un barbier du nom d’Arsène Duroy. Homme discret, mais doté d'une oreille redoutablement attentive, il accueillait dans son fauteuil les hommes les plus influents du quartier politiques, artistes, journalistes...
Un jour, alors qu’il rasait un conseiller municipal, Arsène surprit une conversation secrète sur des projets immobiliers qui allaient révolutionner le quartier... et multiplier la valeur des terrains. Malin comme un singe bien peigné, il acheta dans la semaine ! un terrain boueux derrière son échoppe pour une bouchée de pain.