AVOCAT

  avocat

caricature

 carte

 

À la Belle Époque, le métier d’avocat en France était à la croisée du droit, de la politique et du prestige social une profession en pleine mutation, entre tradition et modernité.

 

Un métier ancien, en pleine renaissance

 

Une révolution féminine

 

Évolution des pratiques

 

Le scandale de Marguerite Steinheil

 

La veuve fatale Marguerite était l'épouse du peintre Adolphe Steinheil, mais c’est son lien sulfureux avec le président Félix Faure qui lui a valu la célébrité. En 1899, Faure meurt subitement… dans le salon privé de l’Élysée, alors qu’il recevait Marguerite pour une "visite intime". La rumeur veut que ce soit au cours d’un acte charnel qu’il aurait été terrassé par une crise cardiaque les journaux ne se privèrent pas de titrer qu’il était « mort dans les bras de la République ».

Mais ce n’est que le début du vaudeville judiciaire : quelques années plus tard, en 1908, Marguerite est accusée du meurtre de sa propre mère et de son beau-père. Elle fait appel à l’un des avocats les plus flamboyants de l’époque : Henri-Robert, célèbre pour ses plaidoiries spectaculaires et son talent à transformer les affaires les plus sombres en théâtres brillants. Grâce à lui, elle est acquittée dans une ambiance de procès médiatique digne d’un opéra. On la surnomma alors la "Veuve noire".

Ce procès mêlait tout : politique, sexe, meurtres, et la virtuosité d’un avocat de génie. La presse en fit ses choux gras, et Paris tout entier se délecta de chaque rebondissement.