ߔ® Le métier d’astrologue en France à la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle) était à la fois mystérieux, marginalisé et paradoxalement en vogue dans certains cercles . Voici un aperçu fascinant de son évolution durant cette période :
ASTROLOGUE


ߔ® Le métier d’astrologue en France à la Belle Époque (fin XIXe – début XXe siècle) était à la fois mystérieux, marginalisé et paradoxalement en vogue dans certains cercles . Voici un aperçu fascinant de son évolution durant cette période :
La Belle Époque est marquée par un engouement pour l’occultisme, le spiritisme et les sciences ésotériques .
L’astrologie, bien que souvent reléguée au rang de superstition par les rationalistes, connaît un renouveau dans les salons bourgeois, où elle devient un divertissement intellectuel .
Des figures comme Paul Choisnard et Michel Gauquelin commencent à poser les bases d’une astrologie plus statistique et psychologique .
L’astrologie est en tension avec les avancées scientifiques : la séparation entre astronomie et astrologie devient plus nette .
Malgré cela, certains astrologues cherchent à réconcilier les deux disciplines, en intégrant les découvertes astronomiques dans leurs pratiques .
Le métier d’astrologue n’est pas officiellement reconnu, mais certains praticiens vivent de consultations privées, de publications dans des revues ésotériques, ou de conférences dans des cercles initiés .
L’astrologie est enseignée dans des écoles alternatives ou sociétés secrètes, comme les Rose-Croix ou les Francs-Maçons .
Très en vogue dans les milieux artistiques et littéraires, l’astrologie devient un outil de réflexion sur soi, souvent utilisée pour analyser les tempéraments et les destins .
Elle est parfois associée à la médecine holistique, à la psychologie naissante, ou à des pratiques comme la chiromancie et la cartomancie .
Des almanachs astrologiques sont publiés, proposant des prédictions générales pour l’année .
L’astrologie commence à apparaître dans la presse populaire, bien que souvent tournée en dérision par les intellectuels rationalistes .

Dans les années 1890, au cœur du quartier Montmartre, une astrologue nommée Madame Seraphina jouissait d’une renommée aussi sulfureuse que fascinante. Elle prétendait lire les astres avec une précision telle qu’elle pouvait prédire les amours royales et les désastres politiques. Sa clientèle comptait aristocrates, courtisanes, et même quelques députés discrets.
Un jour, la très influente comtesse de Miramont, connue pour son tempérament explosif et ses tenues théâtrales, consulta Seraphina pour savoir si son amant secret un jeune poète bohème l’aimait sincèrement ou était simplement attiré par sa fortune. Seraphina lui prédit une trahison prochaine, et, coïncidence ou pas... deux jours plus tard, la comtesse surprit le poète dans les bras de sa couturière !