ARMURIER

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Le métier d’armurier à la Belle Époque en France était à la croisée de l’artisanat traditionnel et de l’innovation industrielle. Voici un aperçu de son évolution et de son rôle à cette période fascinante :

Contexte historique

 

Le rôle de l’armurier

 

Clients et usages

 

Héritage et prestige

 

  

L’affaire Caillaux : un crime passionnel armé chez Gastinne-Renette

 

À Paris, au tournant du XXe siècle, la maison Gastinne-Renette était bien plus qu’un atelier d’armurerie : c’était le lieu de prédilection des duellistes, des aristocrates, et des personnalités en quête d’armes élégantes pour laver leur honneur. Cette maison prestigieuse fournissait des pistolets de duel d’une qualité telle qu’ils étaient considérés comme des symboles de statut social.

Mais en 1914, un événement tragique et croustillant propulse l’armurerie sur le devant de la scène : Henriette Caillaux, épouse du ministre des Finances Joseph Caillaux, achète un revolver chez Gastinne-Renette. Quelques heures plus tard, elle se rend dans les bureaux du journal Le Figaro et abat le directeur, Gaston Calmette, qui publiait des lettres compromettantes sur son mari. Le scandale est immense : une femme de la haute société, armée d’un pistolet de luxe, commet un meurtre en pleine journée pour défendre l’honneur de son époux.

Le procès qui s’ensuit passionne la France entière. Henriette est finalement acquittée, au motif qu’elle a agi sous le coup de l’émotion. Mais l’affaire révèle à quel point les armuriers de la Belle Époque étaient au cœur des intrigues politiques et des drames personnels.

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