ALLUMEUR  DE  REVERBERE

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Un métier entre ombre et lumière : l’allumeur de réverbères à la Belle Époque

 

L’allumeur de réverbères, aussi appelé falotier, était une figure emblématique des rues françaises avant l’avènement de l’électricité. Voici un aperçu de son histoire, particulièrement à la Belle Époque

 

Origines du métier

 

Le quotidien d’un allumeur

 

Évolution technique

 

Un métier en déclin

 

Héritage et nostalgie

 

 

Le duel des réverbères à Montmartre

À Paris, vers la fin du XIXe siècle, les allumeurs de réverbères étaient des figures familières du paysage urbain. L’un d’eux, surnommé “Monsieur Lumière” par les habitants de Montmartre, était réputé pour sa ponctualité et son élégance : redingote impeccable, moustache cirée, et une canne à bec de cuivre pour allumer les lampes à gaz.

Un soir d’hiver, alors que la neige tombait doucement sur les pavés, un nouveau venu fut affecté au même quartier. Ce dernier, plus jeune et un brin prétentieux, se vantait d’allumer les réverbères plus vite et plus haut que quiconque. Les deux hommes, piqués dans leur orgueil, décidèrent d’organiser un duel d’allumage : qui illuminerait la rue Lepic le plus rapidement et avec le plus de panache ?

Le quartier tout entier se rassembla pour assister à l’événement. L’un grimpait avec agilité, l’autre jonglait avec ses mèches et allumettes comme un prestidigitateur. Mais au moment de déclarer le vainqueur, une bourrasque éteignit tous les réverbères… sauf un, resté allumé grâce à une astuce de Monsieur Lumière : il avait graissé la mèche avec de la graisse de canard, plus résistante au vent.

Depuis ce jour, on disait que le dernier réverbère de la rue Lepic ne s’éteignait jamais, en hommage à l’ingéniosité de l’ancien allumeur.

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